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Editorial
« Ils veulent la division, nous voulons construire l’avenir»

Jacques Chazalet, président de la FRSEA Massif central et de la Chambre régionale d’agriculture, réfute les positions de ceux qui prônent le repli sur soi et la régression.

Jacques Chazalet, président de la FRSEA Massif central et de la Chambre régionale d’agriculture
Jacques Chazalet, président de la FRSEA Massif central et de la Chambre régionale d’agriculture
© Auvergne Agricole
Pauvres en actions et démunis de tout argument, ils n’ont que le dénigrement des autres pour s’imposer.
Ils n’ont pas de réseau car ils n’ont jamais été sur le terrain.
Ils sont sectaires car ils ne conçoivent qu’un seul modèle agricole.
Leur projet n’est pas viable, parce qu’il ne répond pas aux enjeux de l’agriculture.
« Ils », ce sont les concurrents de la liste commune UDSEA-JA qui, à l’approche des élections Chambre d’agriculture, sortent de leur silence.
Casser, dénaturer, tromper sont les seules armes à leur portée. Et ils savent en user !
Ils cassent nos anciens, celles et ceux qui ont trimé et se sont battus pour faire évoluer la profession et répondre à une demande croissante des besoins alimentaires.
Ils dénaturent le métier en voulant transformer les agriculteurs en simples « jardiniers» éloignés de l’acte de production et de tout soutien équilibré.
Ils trompent les paysans en leur faisant croire que la Chambre d’agriculture du Puy de Dôme n’est pas au service de tous les agriculteurs. Faut-il leur rappeler que l’animation de BIO63 est assurée par des salariés de cette assemblée ? Que la fédération viticole bénéficie des services d’un animateur de PRA ?
Leur stratégie est celle de l’affrontement entre les agriculteurs ; la nôtre est celle de la complémentarité des productions.
Nous avons la chance dans le département de bénéficier d’une grande diversité de productions, confortée par la présence d’outils agro alimentaires performants. Pourquoi devrions-nous faire abstraction de cette richesse en ne défendant qu’un seul et unique modèle agricole ?
L’économie agricole de notre département a besoin de cet équilibre entre «productions de masse» et «productions de niche». Il y a de la place pour toutes les initiatives. Elles sont le gage d’exploitations viables, réparties sur le territoire et actrices d’une dynamique locale.
Alors arrêtons de faire croire aux agriculteurs qu’en tournant le dos à la production, au marché et aux filières ils pourront vivre de leur métier, développer et transmettre leurs outils d’exploitation. C’est un mensonge ! L’avenir de l’agriculture ne se construira pas autour du panier vendu au coin de la rue ! D’autres enjeux tels que l’augmentation de la population mondiale, des niveaux de vie ou la demande de productions non alimentaires nous invitent à maintenir nos potentiels de production. Demain, il nous faudra être réactifs par rapport à la demande ; et ce n’est pas en cassant nos outils et en abandonnant la production que nous y arriverons !

Par delà notre région, ce n’est pas non plus en se divisant que les agriculteurs pourront mieux se faire entendre. C’est au contraire en assurant une large victoire à nos listes FNSEA / JA que nous pèserons au sein de nos organisations nationales pour faire valoir nos spécificités.
L’avenir de nos exploitations se joue dans le développement de nos capacités de production et dans la puissance de nos organisations. On n’assurera pas l’installation de nos jeunes et la viabilité de nos entreprises ainsi que des filières agro-alimentaires, créatrices d’emplois en milieu rural, en misant tout sur quelques niches et en transformant les agriculteurs en jardinier de la nature.
C’est pourtant ce que prétendent nos concurrents, aidés en cela par les collectivités départementales et régionales.
Nous savons, nous, que nous avons de nombreuses cartes à jouer. Nous travaillons à la Chambre d’agriculture pour les valoriser, et par votre confiance vous renforcerez notre action.
L’indépendance alimentaire est une chance pour notre pays et pour l’Europe. N’oublions pas que le secteur agro-alimentaire constitue le 1er secteur industriel du pays.
Alors n’écoutons pas les sirènes de ceux qui prônent le repli sur soi et la régression ; sachons aller de l’avant comme nous l’avons toujours fait.

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