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Ils veulent créer un collège-lycée pionnier à Aurillac

D’anciens enseignants et parents d’élèves du collège pionnier de La Maronne projettent l’ouverture d’un établissement secondaire du même type sur Aurillac.

De gauche à droite : deux artisans de l’ESSAA, Cyril Raynard, professeur en arts plastiques, Martial Benoist d’Etiveaud, parent d’élève par ailleurs impliqué à la MFR de Marcolès, et Jean-Paul Peuch, président de la FCPE.
De gauche à droite : deux artisans de l’ESSAA, Cyril Raynard, professeur en arts plastiques, Martial Benoist d’Etiveaud, parent d’élève par ailleurs impliqué à la MFR de Marcolès, et Jean-Paul Peuch, président de la FCPE.
© P.Olivieri
À la fin de sa troisième, ses profs ne voyaient pour lui guère d’autres débouchés qu’un CAP ou BEP. Quelques décennies plus tard, après un passage par le lycée expérimental de Saint-Nazaire - dont il considère qu’il lui a ouvert de nouveaux horizons - Cyril Raynard est enseignant en arts plastiques. Comme leur père, Jade et Maëlle Raynard ont été élèves d’un collège à la pédagogie différente : celui de la Maronne à Saint-Martin-Valmeroux qui a aussi accueilli l’aînée et le benjamin des trois enfants de Martial Benoist d’Etiveaud. “Ils ne sont pas faits pour les études ou les études ne sont pas faites pour eux... tout au moins sous la forme où on les enseigne traditionnellement”, écrit leur père dans une lettre adressée cette semaine à tout un réseau de contacts.  Objectif : lancer un projet d’établissement scolaire secondaire collège-lycée alternatif à Aurillac ou dans ses environs. Car comme beaucoup d’enseignants, parents et élèves de feu le collège pionnier de Saint-Martin-Valmeroux, Cyril Raynard, son cofondateur qui y enseignait également, et Martial Benoist d’Etiveaud, ont eu du mal à faire leur deuil de ce qui pour eux a été bien plus qu’une aventure. Pourquoi avoir attendu trois ans pour reprendre l’initiative ? “Parce qu’après tout le combat pour la survie du collège pionnier, il nous fallait souffler mais aussi parce qu’on attendait le passage de la Gauche”, répond sans tabou l’enseignant.

Informer les parents, convaincre le Rectorat

 

Avant même l’élection de François Hollande et l’intérêt porté par son ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, en faveur de “structures pédagogiques innovantes”, le projet refait surface ce printemps à l’occasion des 30 ans du lycée expérimental de Saint-Nazaire au retour duquel Cyril Raynard renoue des contacts, réactive son réseau. En trois semaines, cinq anciens profs de Saint-Martin manifestent leur intérêt pour repartir de même que sept autres enseignants, au profil varié, pour s’associer au projet pédagogique de cet établissement. Une structure qui serait constituée de deux unités de 60 élèves chacune et que Cyril Raynard et le petit groupe de parents et professeurs volontaires et motivés qui l’entoure souhaiteraient voir ouvrir à la rentrée 2013-2014. Si un premier repérage de locaux d’accueil potentiel a démarré, l’essentiel et l’urgence sont ailleurs : obtenir le feu vert de l’administration rectorale qui a jadis tant fait défaut la poursuite du collège de Saint-Martin. Une rencontre est sollicitée en ce sens avec la rectrice de l’Académie. En attendant, les initiateurs du projet d’ESSAA (Établissement scolaire secondaire alternatif à Aurillac) ont programmé une réunion d’information le 15 juin à 18 heures, Maison des associations à Aurillac, pour recueillir les besoins et le soutien de parents intéressés. “Le challenge c’est que les parents soient au courant”, conclut Martial Benoist d’Etiveaud. Contact : cyrilraynard@hotmail.fr - 04 71 45 68 94.

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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