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« Il n’y a rien de plus fort qu’un agriculteur qui parle avec son cœur et ses tripes »

Interview de Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA.

© Marie-Odile Rossi

Fermes ouvertes existe depuis désormais 28 ans, quel bilan peut-on tirer de ces longues années d’existence ?
Aujourd’hui, on parle du déficit de communication de l’agriculture, et c’est quelque chose de réel. En 28 ans, Fermes ouvertes a bien grandi et près de la moitié des départements français participent à l’organisation. Environ 3 000 classes sont accueillies chaque année. La majorité de l’opération se déroule autour du 28 mai, mais il y a aussi des fermes qui font cette démarche à d’autres moments de l’année, et ce, sur tout le territoire. Parmi les objectifs que nous nous sommes fixés, et cela fait partie de mes rêves, nous aimerions que demain, il y ait 36 000 Fermes ouvertes, soit au moins une dans chaque commune française. Il faut qu’on arrive à faire le lien, dans chaque village, entre l’école et l’agriculture.

Que peuvent apprendre les écoliers lors des Fermes ouvertes ?
Le but, et c’est un sujet d’actualité, est de raconter la vraie histoire de nos exploitations. L’objectif est de faire plus qu’une simple visite, afin de casser le cliché « Martine à la ferme ». C’est un moment où l’on va apprendre, de façon ludique, tout ce que l’agriculture apporte à nos territoires. Les enfants sont aujourd’hui souvent déconnectés du lien entre le lait et la vache, du fait qu’il faut neuf mois pour récolter du blé, ou même des saisons.

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1457, du 26 avril 2018, en page 2.

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