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«Il faut un plan post-Covid pour nos filières AOP»

Comme le président du Cnaol, Thierry Roquefeuil a affirmé la nécessité de mesures d’accompagnement spécifiques de la part des pouvoirs publics pour les filières fromagères AOPorphelines de plan de soutien.

© Adobe stock

Entre le 13 mars et le 13 mai, les ventes des AOP fromagères tricolores ont chuté en moyenne de 40 %. «C’est une situation qui a plus particulièrement touché les PME de par leur spécialisation fromagère, ça me paraissait intéressant que Thierry Roquefeuil vienne se rendre compte sur le terrain de l’impact de cette crise pour les producteurs mais aussi les entreprises. L’entreprise Duroux est un peu un symbole à la fois par son ancrage territorial dans un zone peu laitière et par la qualité tant de ses produits que de sa relation avec les producteurs», explique Michel Lacoste, producteur en Châtaigneraie et président du Cnaol qui n’a pas ménagé sa peine depuis trois mois pour contribuer à relancer les ventes des AOP fromagères.

Rendez-vous sollicité avec le ministre

Le Cnaol a ainsi lancé une campagne de communication (#Fromagissons) en faveur de l’achat solidaire de fromages AOP en partenariat avec le Cniel. La distribution a également été sollicitée et a répondu présent pour mettre en avant les appellations fromagères. Au-delà de cette mobilisation interprofessionnelle, c’est aujourd’hui un accompagnement de l’État qui est attendu : «On a sollicité un rendez-vous auprès du ministre pour avoir un plan pour nos filières AOP au même titre que ce qui a été fait pour l’horticulture, la viticulture… affiche Michel Lacoste. Nous demandons que les entreprises qui ont donné des fromages ou qui en ont réorientés vers la fonte soient compensées, que des moyens soient engagés pour accompagner la relance via la promotion de nos produits dans les écoles dès la rentrée et plus globalement un fonds de promotion de nos AOP.»

Des revendications que le président du Cniel s’est dit prêt à porter aux côtés du Cnaol auprès du ministre Guillaume : «C’est important que je sois là pour apporter le soutien de la FNPL et du Cniel au travail réalisé par Michel et les filières AOP et pour redire qu’une production journalière comme la production laitière ne peut être traitée comme une production saisonnière. La filière laitière n’est pas aidée en tant que telle par les pouvoirs publics. Or, nous avons tout fait pour ne pas jeter de lait en aidant les producteurs à réduire leur production », a affiché Thierry Roquefeuil, faisant écho à l’enveloppe de 15 millions d’euros alignée par l’interprofession. «Mais on voit bien que les ventes ont du mal à redémarrer, ici chez Duroux, mais aussi partout en France. Il faut des mesures spécifiques pour les AOP fromagères, pour les producteurs et les entreprises les plus impactés», a affirmé Thierry Roquefeuil qui a aussi voulu retenir le volontarisme des acteurs de la filière : «Je suis là aussi pour voir comment une entreprise comme Duroux a fait face, comment elle se projette sur les dix prochaines années dans la dynamique laitière. C’est un message très positif pour l’installation, le renouvellement des générations. Il faut être à l’écoute des gens vers lesquels on ne tend pas les micros en premier».

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