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« Il faut donner une bonne image du métier »

Les Jeunes agriculteurs de la Lozère ont accueilli la session nationale ovine à La Canourgue du 7 au 9 avril. Trois jours d'échanges pour évoquer les actualités de la filière : valorisation des agneaux, prédation, installation, etc. Qu'on se le dise, le mouton est plein d'avenir. À condition que tous les acteurs marchent dans le même sens. Bertrand Gerbet, administrateur national en charge du dossier ovin a répondu à nos questions.

© Sandra Hartmann

La session ovine se tient une fois par an, quels en sont les objectifs ?
D'abord, de se connaître, cela me paraît important. Ensuite, savoir qui je dois représenter au niveau national. C'est en session que se décident les grandes orientations qui seront validées en conseil d'administration national, lesquelles seront défendues et portées par les Jeunes agriculteurs. Nous avons le pacte ovin, auquel sont associés les JA pour promouvoir le métier et installer des agriculteurs dans ce secteur de production. Mais ce n'est pas suffisant, nous devons adopter une stratégie de filière en incluant tous les acteurs concernés se trouvant à l'amont à l'aval.
Justement, en parlant de stratégie, pendant ces trois jours il a entre autres été question de valorisation des agneaux...
La question est large. Commençons par les outils d'abattage : aujourd'hui, ils sont insuffisamment répartis sur le territoire. Pour valoriser sa production, il faut commencer par la faire connaître des consommateurs, la FNO et Interbev ont participé à nos échanges. Les nouvelles règles obligatoires d'étiquetage sont en application depuis le 1er avril. La viande d'un animal né, élevé et abattu dans un même État membre pourra être étiquetée comme originaire du pays en question. Dans les autres cas, les lieux d'élevage et d'abattage devront être mentionnés. Né, élevé et abattu en France : l'enjeu est important. Et nous serons vigilants sur ce point, quitte à réitérer des actions dans les GMS. L'action de communication « viande de nulle part » avait bien fonctionné. Pourquoi ne pas la décliner sur la viande ovine au besoin ? En France, dès qu'il est question de traçabilité, les éleveurs ploient sous les contraintes et les contrôles. Si les industriels ne mentionnent pas l'origine, c'est que ce n'est probablement pas produit en France. Ils préfèrent importer de l'étranger de la viande moins cher, mais moins contrôlée. Actuellement, entre 40 et 45 % des ovins sont produits en France. Le reste est importé, ce n'est pas normal. Pourtant nous avons des signes de qualités, mais la production n'est pas suffisamment homogène d'une région à l'autre ou d'une période à l'autre, ce qui a forcément un impact sur les prix payés aux producteurs. L'idée, sans parler d'une production linéaire est de pouvoir disposer d'agneaux toute l'année. La conjoncture n'est pas mauvaise, nous ne sommes pas les plus mal lotis mais il faut donner une bonne image de métier pour donner envie aux jeunes de devenir éleveur ovin.

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 16 avril 2015.

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