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FCO
Halte aux dérapages des prix des vaccins

La profession fustige la flambée du prix des vaccins Fco qui pourrait conduire les éleveurs à faire l’impasse sur la vaccination cette année.

Même si la situation française concernant la FCO reste plutôt favorable, la vaccination est recommandée.
Même si la situation française concernant la FCO reste plutôt favorable, la vaccination est recommandée.
© © S. Leitenberger

Sur le terrain, difficile de se faire une idée précise des tarifs de vente des vaccins Fco pratiqués par les vétérinaires. Une chose est sûre pourtant, ils ont fortement augmenté par rapport à la précédente campagne. Entre 3 et 4 euros le coût unitaire du vaccin, jusqu’à 7 euros par endroit, comme le livrait un éleveur dernièrement au congrès de la Fédération nationale bovine, pour la profession la surenchère n’a que trop duré.

« A ce prix là, les moutonniers ne pourront pas vacciner » explique sans détour Michèle Boudoin, présidente de la section régionale ovine et secrétaire générale de la Fédération nationale ovine. Pour elle, l’enjeu est pourtant de taille. Il s’agit de ne pas perdre le bénéfice de la vaccination de 2010 dont a bénéficié 97 % du cheptel ovin.

Et de rappeler que la Fco a engendré en 2009 « 30 % de perte chez les éleveurs ovins ». En janvier, la profession a à nouveau dénoncé ses tarifs prohibitifs et en a appelé à la responsabilité des pouvoirs publics. Le ministre de l’Agriculture a récemment indiqué qu’il irait voir les laboratoires « pour leur demander de faire un effort sur le prix du vaccin ».

Trois nouveaux vaccins bivalents, c’est-à-dire efficaces à la fois pour lutter contre le sérotype 1 et le 8 viennent actuellement d’obtenir une autorisation de mise en marché. Ils devraient être en vente en mars. « Mais c’est dès le mois de février que les éleveurs vaccinent » insiste Michèle Boudoin, qui envisage « s’il le faut » avec la Fno d’aller chercher des vaccins en Espagne, commercialisés 1 euro pièce. « Les Espagnols peuvent sortir des vaccins à ce tarif là, je ne vois pas pourquoi les professionnels français ne peuvent pas en faire autant. Les marges énormes des vétérinaires ne sont plus tolérables ».

 

1 seul foyer en 2010

La situation française quant à la présence de Fco sur le territoire reste plutôt favorable, puisque l’année 2010 s’est terminée sur la déclaration d’un seul foyer de BTV 1 (dans les Alpes Maritimes). Mais il semble toutefois que des animaux faiblement virémiques (présence de virus dans le sang) aient été dépistés parmi les animaux régulièrement surveillés sur l’ensemble du territoire ce qui pourrait révéler une circulation virale à bas bruit.

Par ailleurs la période d’inactivité vectorielle qui avait commencé le 27 décembre a pris fin le 17 janvier, en raison du radoucissement de ce début janvier. Au niveau européen, un premier rapport de la commission fait état de 120 foyers recensés en 2010.

 

La vaccination par l’éleveur enfin reconnue

Suite à la pression des professionnels, menés en particulier par la Fngds, le ministre de l’Agriculture a annoncé, la semaine dernière, la reconnaissance de la vaccination contre la Fco par les éleveurs. Autrement dit, si l’éleveur vaccine lui-même, l’État reconnaîtra officiellement cette vaccination en cas de nouveau foyer d’infection. «Une avancée réelle», selon Michel Combes, président des Gds d’Auvergne qui précise que cette reconnaissance se fera sur présentation par l’éleveur de factures, ordonnances ou encore dans le cadre de la tenue du carnet sanitaire.

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