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Géobiologie : rétablir les bonnes ondes en élevage

Loin des idées reçues, la géobiologie s’impose à nouveau comme un appui pour prévenir stress, baisse de production et comportements anormaux en élevage. Conseillère en géobiologie à la Chambre d'agriculture du Cantal, Manon Prince en explique les principes.
 

Manon Prince et son outil de diagnostic : des baguettes en cuivre
© Pamac

Souvent encore rangée dans la nébuleuse des sciences occultes, la géobiologie n’est ni une science ni une pratique mystérieuse. Encore moins une discipline récente quand bien même elle revient en force ces dernières années, en élevage comme en architecture d’ailleurs, après avoir été effacée et dénigrée par une société tournée vers le progrès et la technologie. Dolmens, menhirs, cathédrales, croix de chemin... leur emplacement ne doit rien au hasard mais se situe sur des courants énergétiques positifs, introduit Manon Prince, conseillère agricole et géobiologue, qui intervenait récemment à l’assemblée générale du GVA de Saignes-Champs-sur-Tarentaine. 

Il en allait de même des étables entravées, savamment positionnées jadis par les anciens. Ce n’est d’ailleurs pas neutre si Manon Prince intervient le plus souvent sur des stabulations récentes et non sur ces étables traditionnelles, avec un outil de diagnostic : sa baguette en cuivre

Géobiologie : un savoir empirique objectivé

Si nos ancêtres s’y référaient de façon empirique, la discipline - qui consiste à étudier l’influence de la terre sur le vivant - s’appuie aujourd’hui toujours sur une sensibilité personnelle, plus ou moins développée selon les individus, mais aussi et surtout sur une solide formation délivrée par la Confédération nationale de la géobiologie à laquelle la chambre d’agriculture du Cantal adhère. Un gage de sérieux basé sur des protocoles de mesures et d’interventions communs à ses 200 adhérents, qui s’engagent en outre via une charte déontologique. 

Géobiologie : prévenir avant de subir

Forces cosmiques-telluriques et leur maillage invisible, modifications des champs magnétiques et électriques... autant d’éléments qui peuvent venir déséquilibrer des zones jusqu’alors énergétiquement neutres avec des impacts pour les animaux comme pour les humains. C’est d’ailleurs à l’apparition de ces perturbations que Manon Prince est sollicitée, en “curatif”, par les éleveurs. Il peut s’agir de nervosité au sein du 
troupeau, de vaches qui “tapent” ou bousent beaucoup en salle de traite, qui sont réticentes à y entrer ou à en sortir, qui évitent systématiquement une zone de couchage, ou encore qui présentent un stress alimentaire, comme ces vaches qui “lapent” à l’abreuvoir. 

Quand le volume du tank de lait chute de 1 000 l d'un coup...

Baisse d’immunité, fatigue, mammites non solutionnées, problème de fécondité, perte brutale de production, mauvaise croissance complètent le tableau des cas de figure. Manon Prince évoque ainsi cet éleveur laitier qui, après avoir fait procéder au repowering(1) de ces panneaux solaires, a vu le volume du tank chuter de 1 000 litres  du jour au lendemain. Ou encore ces aviculteurs qui, chaque jour, retrouvaient au sol 1 200 œufs, une partie de leurs 6 000 poules boudant les couvoirs. 

Pollués par les ondes haute fréquence

L’innovation technologique, qui a accompagné la modernisation en élevage comme l’évolution vers une société 2.0 avec téléphones portables, Wifi, bluetooth, fours micro-ondes..., ont leur effet pervers magnétique en créant un environnement “pollué” d’ondes haute fréquence, expose la référente.
Dans l’idéal, la géobiologue, l’une des seuls six à intervenir au sein du réseau des Chambres d’agriculture, recommande de faire appel à ses compétences en amont de l’implantation d’un nouveau bâtiment (a fortiori avec une centrale photovoltaïque). Car autant on peut déplacer un répétiteur wifi installé en salle de traite qui perturbe visiblement la sortie des laitières, autant il est impossible d’agir sur une faille ou une veine d’eau sur laquelle le bâtiment a été construit. 
De même, on ne peut rien contre les champs magnétiques mais on peut arrêter un champ électrique, en positionnant une cloison, ou en changeant ces vieux néons installés au-dessus des trayeurs provoquant chez certains des maux de tête fréquents. 

A lire aussi : Géobiologue-éleveurs : le courant passe dans le Cantal

Mise à la terre salutaire

Le premier des conseils de Manon Prince porte sur la mise à la terre du bâtiment, un élément “primordial” encore bien souvent négligé ou mal réalisé, comme en attestent les photos prises sur le terrain. Elle doit être positionnée à l’extérieur du bâtiment dans un sol conducteur suffisamment en profondeur, dans l’axe de la terre de neutre Enedis, sans couplage avec une autre prise de terre (respecter un minimum de 25 mètres) et dans une zone énergétiquement neutre. Enfin, elle doit être humide et sa valeur ne doit pas dépasser 17 ohms en élevage, 10 dans le cas d’élevages robotisés. Parfaite mise à la terre également requise pour le poste de clôture, suffisamment éloigné de la mise à la terre de l’exploitation, en veillant à ne 
pas “prendre en sandwich” le bâtiment.
Gare aussi aux liaisons équipotentielles des installations métalliques du bâtiment, ces dernières devant être montées en parallèle et non en série, poursuit Manon Prince. De plus, elle insiste sur la nécessité de bien séparer les conduites d’eau et d’électricité (d’eau moins 40 à 50 cm) pour éviter des courants parasites. Enfin, un volet spécifique est consacré aux installations photovoltaïques(2).

(1) Remplacement de tout ou partie de l’installation photovoltaïque. 
(2) À lire dans notre prochain dossier “bâtiments d’élevage” le 13 décembre.    
 

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