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GEIQ Agri-Qualif, un bon cru 2013

Huit ans après sa création, le GEIQ Agri-Qualif poursuit sa mission d’insertion sur le Limousin. Le 20 juin lors de son assemblée générale, son président, Michel Jouhette a fait le bilan d’une année 2013 positive.

Michel Jouhette, président du GEIQ Agri-Qualif.
Michel Jouhette, président du GEIQ Agri-Qualif.
© P. Dumont

En 2006, la MSA créait une association d’insertion dédiée à l’agriculture. Huit ans après, le GEIQ Agri-Qualif est monté en puissance. Cette année en effet, l’association regroupe 122 entreprises adhérentes et a formé plus de 100 salariés dont la moitié de nouveaux entrants. Âgés de 21 ans en moyenne, ils sont peu ou pas diplômés et font partie, pour plus de la moitié d’entre eux, des publics dits « prioritaires ». Ils partagent leur temps entre les adhérents chez qui ils travaillent et l’organisme de formation. Les formations les plus suivies sont de niveau CAP puis bac. Cependant, de nouvelles tendances s’observent et pas seulement en Limousin. Invité à l’Assemblée générale, Philippe Beaur de l’Apecita a souligné la demande croissante des employeurs pour des salariés de niveau BTS voire li­cen­ce pro­fes­sion­nel­le. L’en­vi­ron­ne­ment de l’exploitation, de plus en plus complexe, en serait une des raisons. Pour l’heure et depuis les débuts du GEIQ, seuls huit salariés sur les 300 for­més ont suivi un BTS. « Malheu­reusement, nous ne pouvons amener tous nos salariés jusqu’au BTS », a rappelé M. Jouhette. Dans les raisons qui font choisir aux employeurs des salariés de niveau BTS, P. Beaur a évoqué également la question de la maturité des jeunes salariés. Les témoignages des exploitants présents ont confirmé cette analyse.
Autre tendance observée en 2013 au GEIQ Agri-qualif, la présence croissante parmi les adhérents d’entreprises de travaux agricoles à relier avec la mise en place d’un certificat de spécialisation machinisme au CFPPA de Saint-Yrieix.

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