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Production porcine
Fusion de MC Porc et de la Scapp à l’horizon 2009

La coopérative MC porc a annoncé, lors de son assemblée générale, son rapprochement avec le groupement de producteurs Scapp, basé dans l’Yonne.

Les assemblées générales de section de MC porc avaient été l’occasion d’aborder le projet de rapprochement entre la coopérative, qui rayonne sur l’ensemble du Massif central, avec la Scapp, groupement de producteurs basé à Migennes, dans l’Yonne, l’assemblée général plénière de MC Porc, qui s’est déroulée, vendredi dernier, à Montluçon, a permis de rendre plus palpable ce projet, qui devrait devenir une réalité, à compter du 1er janvier 2009. Ce rapprochement répond « à la nécessaire restructuration de la filière », selon Francis Le Bas, président de MC Porc et « permettra de constituer un groupe représentatif à l’échelle nationale, avec un million de porc produits par an, 60.000 truies et comptant 700 adhérents ».

Un argument étayé par Gérard Dutois, directeur de la coopérative, qui depuis avril dernier, dirige également la Scapp : « Il faut voir dans cette restructuration, un formidable espoir pour l’élevage porcin du secteur qui pourra s’appuyer sur des acteurs économiques fiables et représentatifs ». La Scapp (Société coopérative agricole des producteurs de porcs de Bourgogne Centre Est) regroupe aujourd’hui 165 adhérents pour un potentiel de 21.000 truies et produisant 330.000 porcs charcutiers. La fusion permettra donc de faire émerger un important pôle de production : grand Massif central nord est (voir cartes).

Encore un projet de porcherie « malmené » L’Earl des Chalots, basé à Saint-Gérand-de-Vaux, dans l’Allier, adhérent à MC Porc, a un projet d’extension de son élevage de porcs, pour permettre au fils de Jean-Claude Oulier, Nicolas, de s’installer à ses côtés. L’objectif est une extension sur 100 truies, en plus de l’atelier post-sevrage de 150 places et d’engraissement de 300 places existant. Le projet comporte également une augmentation de l’effectif bovins à 110 vaches allaitantes. Si les bovins ne semblent pas poser problème à la population locale, il n’en va pas de même pour les cochons. Une centaine de personnes ont en effet consigné, depuis le 21 avril, sur le registre d’enquête publique, en mairie, leurs observations sur la construction d’une porcherie sur caillebotis, en particulier « qu’il préférerait une exploitation sur litière soit disant moins polluante », explique Jean-Claude Oulier. Si l’agriculteur s’attendait à ce type de réaction, ce qu’il attend surtout c’est le résultat de l’enquête publique, clôturée mercredi dernier, qui devrait intervenir d’ici un mois. Protection des eaux, prise en compte de la zone Natura 2000, insertion dans le paysage ou encore gestion des odeurs, autant d’éléments qui figurent dans le dossier de l’Earl des Chalots. Par ailleurs, selon Jean-Luc Théveniot, technicien de MC Porc, ce projet « entre dans la charte pour un développement durable de la production porcine en Auvergne », mise en place par le Conseil régional.
Parole d’expert La hausse des matières premières, seule cause de la crise de l’élevage…Faut voir Invitée de l’assemblée générale de la coopérative MC Porc, Patricia Lecadre du Centre d’études et de recherche sur l’économie et l’organisation des productions animales (CEREOPA), a livré son analyse de l’évolution actuelle de la filière porcine, en apportant notamment des éléments de réponse à la question suivante :  La hausse des matières premières explique t-elle la crise actuelle traversée par l’élevage en général, porcin en particulier ? Une interrogation à laquelle, elle répond « oui en partie ». Son « oui » est motivé par l’argument selon lequel, les premiers clients des céréaliers sont effectivement les éleveurs, et que lorsque les prix des céréales augmentent, les éleveurs sont directement impactés, sachant qu’un porc consomme en moyenne 60 % de céréales et entre 10 et 25% de soja. Mais les raisons de la crise sont multiples, d’où le « en partie » du raisonnement de Patricia Lecadre. Il y également les phénomènes de surproduction accusés par la filière porcine, ou encore la crise sanitaire liée à la FCO, touchant les filières bovine et ovine. La crise est par ailleurs a centuée, par la faible concentration des opérateurs en production porcine (« contrairement à la volaille), la lutte contre l’inflation du gouvernement français et la parité monétaire euros/dollars défavorables aux exportations européennes. « Le problème n’est pas la hausse des coûts mais leur non répercussion sur le prix du produit final », conclue l’analyste du (CEREOPA).

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