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Fromagerie de Trizac : Émilie Dracon aux pays des fromages

Émilie Dracon vient d’ouvrir sa boutique au cœur de Trizac. Les fromages du coin y ont trouvé place tout naturellement auprès de cette passionnée des produits agricoles. 

Une femme au centre avec devant elle un echantilon de fromages
Émilie Dracon enregistre un bon début d’activité pour sa fromagerie ouverte depuis un peu plus de deux mois.
© B.Parret

Dans une ancienne laiterie

Depuis novembre, Trizac (446 habitants) compte un commerce de plus. Et pas n’importe lequel dans cette commune du Nord-Cantal qui compta jusqu’à trois laiteries et un fromage à son nom, le bleu de Trizac.  Cela a pu compter dans le choix d’Émilie Dracon, patronne des lieux, dans son choix d’installer ici sa fromagerie, d’ailleurs en lieu et place de l’ancienne laiterie Raynal-Varagne, sur la route de Saignes. Le magasin se situe même entre ce qui fut l’atelier de fabrication et la cave d’affinage. Non, la jeune commerçante avait aussi d’autres arguments dont celui familial d’être au plus proche des siens et de ses enfants. “Travaillant à Aurillac avec plus d’une heure de route, je voulais me rapprocher et en même temps créer ma propre activité avec, aussi, ce que j’aime c’est-à-dire le contact avec les gens”, sourit-elle. 


Le bon compromis


Une fromagerie était donc le bon compromis d’autant que son compagnon est producteur de fromage sur son exploitation. Les produits du Gaec, cantal, salers, crème fraîche, tome fraîche et beurre trouvent place dans les rayons comme ceux de quelques autres, des producteurs locaux, avec du bleu venu de Murat par exemple. “Je veux promouvoir les productions locales et des petites exploitations”, explique Émilie Dracon. Cet été, il y aura du chèvre et du brebis. 
Elle commercialise aussi des huiles essentielles et des savons d’une voisine, la ferme des Vauzelles à Saint-Étienne-de Chaumeil, et des confitures et jus de fruits d’un ami d’enfance, dans le Rhône. En effet, Émilie Dracon est une Cantalienne d’adoption. Elle est originaire de Montagny, un petit village entre Lyon et Saint-Étienne. C’est d’ailleurs en hommage à ses racines qu’elle et  son compagnon ont élaboré un petit fromage crémeux au lait de vache répondant du nom de son village natal. Un délice !     
Cette appétence pour le monde agricole et les produits laitiers s’est développée au fur et à mesure de sa formation en IUT bio-ingénieur agricole et de son parcours professionnel en grande partie réalisé dans le Cantal. Son intérêt pour les productions de niche l’a conduite à l’Institut national de recherche pour l’agriculture (Inra) de Marcenat avec un stage ciblé sur la salers traite.   


L’intérêt pour le monde agricole

  
Elle a passé cinq ans au Herd-book salers, puis dix ans à la Maison familiale et rurale (MFR) de Mauriac comme monitrice pour les matières scientifiques, trois années au laboratoire Terana à Aurillac pour les analyses santé animales et le management d’une équipe d’une dizaine de personnes. “J’aime les rencontres avec les gens alors le magasin me donne entière satisfaction”, confie la propriétaire de la fromagerie de Trizac. 
Pour elle, il est encore trop tôt pour établir un premier bilan de son activité. D’un naturel pessimiste, ces premières semaines d’activité s’avèrent cependant positives en termes de fréquentation. “Il y a du passage avec, à Trizac encore des commerces, une épicerie, une boucherie, une boulangerie et deux restaurants, ce qui attire du monde. J’ai des clients de la commune et des communes voisines mais, aussi, de Mauriac, du Vigean, de Riom-ès-Montagnes et même de Corrèze. Il y a pas mal de résidences secondaires et de gîtes ce qui m’a permis de bien travailler durant le mois de décembre. C’est de bon augure pour les prochaines vacances. Je vais d’abord voir comment cela évolue avant d’envisager une évolution. Pour le moment, je suis contente du contact avec les clients.” 

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