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Foule d’infos sur l’agriculture de conservation

Salle comble pour la journée mécanisation de la FDCuma de l’Aveyron organisée à Bernussou, mi-septembre. Étudiants, agriculteurs, responsables professionnels, techniciens… étaient nombreux à venir s’informer sur les nouvelles pratiques culturales.

© Éva DZ

Si les nouvelles pratiques culturales sont encore peu développées en Aveyron, une dynamique sur ce thème s’est mise en place avec plusieurs agriculteurs. Ce sont les conclusions de l’étude menée par des élèves de l’Ensat.
Qu’est-ce que l’agriculture de conservation ?
Des interrogations persistent auxquelles Jean-Pierre Sarthou, enseignant chercheur à l’Inra et agriculteur et Benoît Delmas, conseiller agronomie à la chambre d’agriculture ont apporté des éléments de réponse. Jean-Pierre Sarthou a rappelé les trois principes de l’agriculture de conservation : l’absence de travail du sol, l’allongement des rotations et la couverture du sol avec des cultures intermédiaires.
Favorise-t-elle les rongeurs ?
« Oui mais pas toujours », a répondu Jean-Pierre Sarthou. Tout dépend, selon le chercheur, de la dynamique des paysages, des pratiques et de la richesse du milieu naturel qui peuvent entraîner des oscillations dans leurs populations ainsi que dans celles de leurs prédateurs (rapaces, fouines, belettes…). « Favoriser la biodiversité sur son exploitation en installant des perchoirs, des haies, des murets pour accueillir les ennemis des rongeurs est une solution pour limiter l’envahissement par les rongeurs », a avancé Jean-Pierre Sarthou. Et Benoît Delmas de préciser qu’en Aveyron, aucune différence n’avait été réellement constatée entre les parcelles travaillées ou non, en matière de dégâts de rongeurs. Côté limaces, Jean-Pierre Sarthou a expliqué qu’au bout de cinq ou six ans d’absence de travail du sol et de non utilisation d’anti-limaces, les dégâts étaient en baisse. Un travail de recherche est en cours sur ce sujet.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 1er octobre 2015.

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