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Foncier : priorité à l'installation et à la transparence

Entretien avec Jean-Marie Colon, nouveau président du Comité Technique Départemental de la Safer Creuse.

Jean-Luc Niveau remet les clés à Jean-Marie Colon, nouveau président du Comité Technique Départemental de la Safer Creuse.
Jean-Luc Niveau remet les clés à Jean-Marie Colon, nouveau président du Comité Technique Départemental de la Safer Creuse.
© VE

Vous venez de prendre la présidence du Comité Technique Départemental de la Safer Creuse. Quelle est votre feuille de route ?

JMC : Tout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement Jean-Luc Niveau et Bernard Parry, qui m’ont précédé à la présidence du Comité Technique Départemental de la Safer Creuse. Leur engagement, leur rigueur et leur connaissance fine du territoire ont largement contribué à la qualité du travail accompli ces dernières années. Ils ont œuvré avec sérieux pour défendre une agriculture vivante et ancrée dans nos campagnes. Je mesure pleinement l’engagement exercé et les missions remplies et je m’efforcerai de poursuivre cette dynamique au service du monde rural creusois. Ma priorité est claire : assurer un accès juste et transparent au foncier rural, et encourager l’installation de nouveaux agriculteurs, en particulier les jeunes. La Creuse a besoin de maintenir et de renouveler ses exploitations, et la Safer a un rôle central à jouer dans cette dynamique. Nous devons être à l’écoute des porteurs de projet et assurer une transparence totale dans nos choix.

En quoi consiste le travail du Comité Technique Départemental ?

JMC : Notre comité examine chaque candidature déposée sur les biens mis en vente ou en location par la Safer. Nous sommes un organe consultatif, mais notre avis est essentiel : il repose sur une analyse collective, avec des représentants du monde agricole, des collectivités locales, de l’État et d’associations environnementales. Cette diversité permet une vision complète des enjeux locaux.

Comment se déroule la sélection des candidatures ?

JMC : C’est un processus rigoureux. Chaque dossier est présenté par le conseiller foncier de la Safer, qui connaît bien le terrain. Ensuite, nous étudions la viabilité du projet, son inscription dans les besoins du territoire, la motivation du candidat, et sa capacité à mener à bien son installation. Quand plusieurs candidats se positionnent sur un même bien, nous cherchons des solutions de partage ou de réorientation, en dialogue constant avec les parties prenantes.

Vous parlez de dialogue. Est-ce aussi un outil pour renforcer l’acceptabilité des décisions ?

JMC : Tout à fait. La transparence est notre boussole. Les décisions prises doivent être comprises et partagées. Le rôle du conseiller foncier est justement d’accompagner les candidats, de les informer et de leur expliquer pourquoi un projet a été retenu ou non. Nous devons aussi valoriser les outils numériques mis à disposition, comme les plateformes d’annonces ou l’application Agrifoncier, qui renforcent l’accès à l’information.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du foncier agricole en Creuse ?

JMC : La Creuse, comme beaucoup de territoires ruraux, connaît des mutations importantes : départs à la retraite, diversification des modèles agricoles, nouvelles attentes sociétales… Cela crée des opportunités, mais aussi des tensions. Il est essentiel que la régulation opérée par la Safer continue à garantir un équilibre entre préservation des terres, développement économique, et installation de projets durables. Mon rôle, avec le comité, est d’y veiller activement.

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