Foire ovine de Molles : une tradition bien ancrée dans la Montagne bourbonnaise
À Molles, dans la Montagne bourbonnaise, la foire annuelle du 1er mai a rassemblé habitants, éleveurs, acheteurs et visiteurs pour sa 57e édition. Dès l’aube, le plan de foire s’anime, et la journée se déroule entre stands, animaux et animations.
À Molles, dans la Montagne bourbonnaise, la foire annuelle du 1er mai a rassemblé habitants, éleveurs, acheteurs et visiteurs pour sa 57e édition. Dès l’aube, le plan de foire s’anime, et la journée se déroule entre stands, animaux et animations.
Une tradition bien ancrée dans la Montagne bourbonnaise
Le maire, Christophe Dumont, rappelle l’importance de ce rendez-vous : « la foire de Molles est une tradition que l'on maintient ; c'est la 57e édition pour la partie ovine et fromages de chèvre, et c'est la 13e édition pour le concours de flan au thym ».
Il raconte l’héritage culinaire local à travers le trophée Jeanne Lassalle, du nom d’une ancienne restauratrice à l’origine de cette recette singulière : « c'est devenu la référence de la commune de Molles et plus largement de la Montagne bourbonnaise ».
Une foire dynamique entre gastronomie et élevage
Au fil de la journée, la fréquentation a atteint entre 1 500 et 2 000 visiteurs. La foire aux moutons reste un moment fort, avec « un peu plus de 300 moutons de boucherie, 70 reproducteurs », détaille le maire, tandis que 28 flans étaient en compétition.
Pour les professionnels, l’événement est très apprécié.
Mélanie Genty, acheteuse pour la société Bichon en Haute-Vienne, relate : « je viens tous les ans à la foire du 1er mai de Molles, c'est vraiment une tradition et une fierté d'être ici ».
Elle met en avant la qualité des animaux : « la foire de Molles est réputée pour ses agneaux charolais. Cette année, on a une très belle édition, avec plus d’éleveurs ».
Elle précise avoir acquis « 150 agneaux et une vingtaine de bêtes », preuve du dynamisme retrouvé après une année précédente marquée par la FCO.
Même constat du côté des éleveurs.
Quentin Barrier, éleveur en polyculture élevage à Saint-Denis-Combarzanat dans le Puy-de-Dôme, témoigne : « c'est une des seules foires dans le secteur. Aujourd’hui, j’ai vendu mon lot de Suffolk à un tarif correct ».
Des animaux de qualité
Malgré un calendrier jugé peu favorable, la mobilisation a été au rendez-vous.
L’organisateur Franck Vernezy reconnaît : « on craignait que les éleveurs ne viennent pas un vendredi car les abattoirs sont fermés le week-end. En fin de compte, tous les acheteurs et éleveurs sont venus ».
Résultat : « on bat des records même en termes de prix et de nombre », avec près de 400 ovins présentés et des agneaux atteignant « près de 300 € ».
La qualité exceptionnelle des animaux a marqué cette édition : « le jury a eu des difficultés à classer les lots tellement ils sont de bonne qualité », précise-t-il, mettant en avant le travail des éleveurs et les bonnes conditions d’élevage.
Un savoir-faire valorisé
L’habituelle démonstration de chiens de berger était très attendue par le public.
Alexis Michoux, éleveur bovin et ovin à Bourbon-l’Archambault et président de l’association des utilisateurs de chiens de troupeaux de l’Allier, accompagné de l’éleveur ovin Thierry Piccand, a présenté le travail de ces précieux auxiliaires.
« Nous venons tous les ans faire une démonstration. Aujourd’hui, la chienne s’appelle Tess », explique-t-il, avant de préciser : « la race la plus répandue reste le Border Collie ».
Plus qu’une passion, l’usage du chien de troupeau répond avant tout à un besoin professionnel : « nous sommes d’abord éleveurs, pas des spécialistes du chien. On élève des moutons ou des bovins et on utilise des chiens parce qu’ils sont indispensables à notre travail ».
Stands de fromages de chèvres, concerts, fanfare brésilienne et fête foraine ont complété cette 57e édition de la foire du 1er mai où régnait une bonne ambiance.
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