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Foire de Dompierre-sur-Besbre : « mettre en valeur le savoir-faire agricole local »

La 48e foire agricole de Dompierre-sur-Besbre s’est exceptionnellement déroulée sans la présence des bovins, pour des raisons de sécurité sanitaire. Pas homme à se laisser abattre, Bernard Navetat, agriculteur sur cette commune, est revenu pour nous sur les principaux points forts de cette foire, toujours très sollicitée, par un public nombreux.

Une 48e édition sans bovins

Interview de Bernard Navetat, président du Comité de Foire de Dompierre-sur-Besbre.

 

 

Une 48e édition quelque peu singulière cette année…

Bernard Navetat : Après la réunion avec le Groupement de Défense Sanitaire de la semaine dernière, il a été décidé, avec raison, de ne pas accueillir de bovins cette année sur le site.

C’est une décision sage, car il y avait trop de risques pour les éleveurs. 

Du coup, nous avons doublé la quantité de moutons (89 bêtes) dans le foirail. 

Ils sont accompagnés, par la présence de quelques chevaux (Comtois, Percherons) également. Tout ceci est important pour le jugement de bétail, ici, pour les jeunes. 

Pour celui des bovins, il se déroule dans mon exploitation, où 2 vaches les attendent. 

Cela ne doit pas les pénaliser pour le départemental, ou le national s’il a lieu. Il y a également 6 exposants de matériel agricole entre autres, sans oublier le traditionnel pot-au-feu, disponible tôt le matin. 

L’année dernière, nous avons fait 623 assiettes, avec le traiteur local, le Saint-Gilbert.

Quelques nouveautés étaient annoncées pour séduire les spectateurs ?

B.N. : Les nouveautés ont plutôt été réservées au dimanche, avec pas mal d’animations, dont une avec les chevaux de Sylvain Favier et son superbe spectacle : « Trait Show ». 

Il était présent sur ce même événement, il y a une dizaine d’années, et là il a présenté son nouveau spectacle. 

La foire attire entre 5 000 et 6 000 personnes, principalement des gens de la région. Dans deux ans, ce sera la cinquantième édition, et nous comptons bien l’agrémenter de quelques surprises.

Une occasion de mettre en valeur l’agriculture du territoire ?

B.N. : Oui, exactement. Cela fait voir notre production, comment nous travaillons, même si c’est plus compliqué cette année, car les bovins sont absents. 

Dans le passé, il y avait quelques ventes qui pouvaient s’effectuer sur le site de la foire. 

C’est la deuxième fois que nous sommes obligés d’annuler la venue des bovins. 

En 2007, une autre maladie sur les bovins (IBR : rhinotrachéite infectieuse bovine), nous avait privés de leur présence, et de toutes les bêtes également.

Pour conclure, comment voyez-vous l’avenir de l’agriculture dans la région ?

B.N. : C’est un peu inquiétant, car il n’y a malheureusement pas beaucoup de renouvellement. 

Sur la commune de Dompierre-sur-Besbre, où nous sommes plus d’une vingtaine d’exploitants, 10 ou 12 vont bientôt prendre leur retraite, sans qu’il y ait une suite assurée derrière. 

Ou, alors, les jeunes préfèrent s’installer en culture uniquement. 

Les bêtes sont, pour certains, trop contraignantes au niveau du travail, dans un contexte où, paradoxalement, elles se vendent mieux.

 

Lire aussi : Un second succès pour les casse-croûtes de la transmission

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