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Foire concours de Montmarault : la qualité était au rendez-vous

Le premier concours de cette foire annuelle, mardi 18 novembre, sous la halle de Montmarault, était celui des veaux charolais reproducteurs et des moutons charolais. 16 éleveurs ont concouru – un peu moins que les précédentes éditions – mais même nombre d’animaux : 84 bêtes, veaux, mais aussi adultes, taureaux, vaches et génisses.

 

Président du Comité des foires et concours de Montmarault depuis 2009, Roger Chevalier s’est montré soulagé et satisfait de cette édition qui a été « très compliquée à organiser dû au contexte sanitaire ». Malgré les doutes et inquiétudes, « nous avons suivi l’arrêté ministériel qui autorise les rassemblements », précise-t-il, « et nous avons questionné tous les exposants », qui ont confirmé leur participation aux concours.

En fin de compte, Roger Chevalier a souligné dans son discours la qualité remarquable de cette présentation et a félicité tous les éleveurs. Côté jury, 44 élèves de la Maison Familiale Rurale de Limoise et du Lycée agricole Christophe Thivrier de Montluçon-Larequille se sont confrontés au jugement de bétail.

 

Moments d’évaluations et de retrouvailles

Parmi les gagnants, Camille Laboisse s’installera « au 1er janvier 2026. Je prendrai la place de mon papa qui prend sa retraite et qui est actuellement associé avec ma sœur. Nous serons donc toutes les deux associées. » 

Camille et Léa Laboisse ont remporté le prix d’honneur Laitonnes avec Andros et le prix d’honneur femelle adulte avec leur génisse Uscade. 

Alcapone, GAEC Laboisse Simon et Benoît, à Sauvagny, a remporté le premier prix d’honneur veau mâle. Les frères Simon et Benoît ont repris l’exploitation de leur père et sont désormais co-gérants. Toujours à Sauvagny, le GAEC Clame-Andriot (Sabrina et Laurent Andriot et Romain Clame) a remporté le Trophée Viande avec As des as.

Grand gagnant ovins reproducteurs de Montmarault 2025 - ses moutons charolais ont remporté 4 prix d’honneur sur  5 - Étienne Debarnot, à Couzon, a repris l’exploitation de son père au printemps 2025. 

Il élève moutons charolais et vaches limousines. « On est toujours la tête dans le guidon sur notre exploitation, là, on se retrouve, on échange ». Il souligne que se retrouver sur le concours dans la convivialité permet aussi d’évaluer son propre travail.

Un sentiment partagé par les autres éleveurs, comme Julien Boutonnat, exploitant à Varennes-sur-Tèche, et également vainqueur : « les concours, c’est une bonne publicité pour nos moutons charolais de l’Allier, et un moment très convivial où l’on s’entraide ».  

 

La nouveauté 2025 du Concours boucherie

Pour cette 63e édition de la foire concours bovins et ovins, le Comité a innové en instaurant un prix ovin boucherie. 

9 éleveurs de l’Allier ont présenté 51 agneaux de boucherie toutes races. 

« C’est une réussite, on a une très belle présentation », s’est réjoui Roger Chevalier.  

Le 1er grand prix d’honneur a été attribué à l’éleveur René Massé, suivi par son père, Grégory Massé, qui a lui remporté le 2e grand prix d’honneur.

Côté bovin, la majorité des éleveurs participants provenaient de l’Allier ; quelques-uns du Puy-de-Dôme et de la Creuse. 

L’éleveur Bernard Chazal de Néoux dans la Creuse a remporté le Super Prix d’honneur chatron ainsi qu’un super prix d’honneur femelle. 

Les frères Maxime et Quentin Chazal ont fièrement reçu les trophées.

 

Un moment important pour le travail des éleveurs

L’ambiance était aussi à la fête pour ce deuxième jour de foire

« On a un très bon Comité des foires qui a pu maintenir ce concours, du fait d’une provenance locale et en proximité des animaux », a déclaré Didier Lindron, maire de Montmarault, qui a donné le feu vert au concours dans le respect strict des directives sanitaires. « Commercialement, il y a un bon rendu », a-t-il poursuivi. « C’est essentiel que nos paysans vivent de leur travail ».

Le sous-préfet de Montluçon, Laurent Alaton, en poste depuis juillet dernier, découvrait cette manifestation : « il y a beaucoup de monde, c’est un beau succès. Des bêtes de grande qualité ; c’est un moment important pour la production ».

Enfin, comme l’a souligné David Girardon, responsable des achats SOCOPA Villefranche, « c’est une fête, un concours. Un concours bovin sert à tirer la filière vers le haut. Pour faire des animaux d’élite, il faut des éleveurs passionnés à qui on doit donner l’envie, et ça passe par des moments comme ça ».

 

Lire aussi : Le concours national Charolais de Moulins est annulé

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