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Foire chevaline de Maurs : les dadas, une passion qui rapproche Cantaliens et Bretons

Du soleil, du public et des cours qui se tiennent : la foire du 1er-mai avait fière allure au foirail de Maurs. Un événement qui a vu la participation d’une délégation de Bretons venus de Plaintel.

Chevaux dans des box
© M. V.

De mémoire d’organisateurs, cela faisait bien longtemps que le foirail maursois n’avait pas affiché aussi complet. Les allées étaient pleines, les box aussi avec près de 450 animaux et la casquette était de rigueur en ce 1er mai ensoleillé, ce qui a contribué à la réussite de cette foire de printemps, qui tombe en plus pendant les vacances scolaires, permettant aux familles de profiter de l’événement. 

Pour la viande ou le loisir

Robert a fait le déplacement depuis Limoges “pour accompagner les copains. J’ai la passion des chevaux”, reconnaît ce  boulanger retraité, fils d’agriculteurs. Ce n’est pas la première fois qu’il vient à Maurs avec Benoît Barré, dresseur de chevaux, qui a amené une jument de 19 ans, Mirabelle, 800 kg sur la balance. “Elle doit partir à la viande, mais ce n’est pas facile”, glisse le Limougeaud, qui espère en tirer au moins 3 €. Aux alentours de 11 heures, on ne lui en proposait que 2,50 €... “J’ai eu plein de touches, mais le tarif ne me convient pas. Il y a un mois, on affichait plus de 3 € dans les bonnes bêtes. Je ne compte pas la ramener à Limoges, elle va maigrir et ça ne sera pas intéressant... Les années se suivent et ne se ressemblent pas, les tarifs font le yoyo.” Robert aussi a du mal à comprendre : “On manque de viande et les cours ont baissé... Il y a du monde aujourd’hui, mais il faudrait que ça se vende un peu mieux.”
Jean-Luc et Léa ont eux trouvé leur bonheur. Venus pour la première fois à Maurs depuis Clermont-Ferrand, ils ont trouvé deux chevaux de sport, achetés à 1 500 € et 2 000 € à deux marchands différents. “C’est dans les prix”, apprécient ces deux éleveurs de brebis, qui souhaitaient des bêtes “gentilles, pour travailler et que les enfants s’amusent avec”.
Roger Condamine tirait lui aussi un bon bilan de cette foire, placée sous haute surveillance en raison de la présence de représentant(s) de la fondation Brigitte-Bardot... “Mais tout va bien !, rassurait-il. Les poulains se sont vendus aux alentours de 2,50-2,70 €, à peu près pareil qu’en mars ; et les juments de réforme entre 2,50 et 3,30 €.” Rendez-vous pour la dernière foire de l’année le jeudi 23 octobre.

Intronisations dans la confrérie du tripoux

Une fois l’événement sur les bons rails, le président du comité des foires chevalines de Maurs pouvait grimper sur le podium pour être intronisé au sein de la confrérie du tripoux aux côtés de Daniel Hercouët, du député Vincent Descœur et du président de la communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne, Michel Teyssedou. 
Ce fut également l’occasion de marquer le coup des 30 ans du jumelage entre les deux foires, aux chevaux à Maurs, aux poulains à Plaintel, dans les Côtes d’Armor, avec quatre autres intronisations, dont celle du maire de Plaintel, Vincent Alleno. Des Bretons qui tenaient un stand pour faire déguster crêpes et cidre aux Cantaliens, histoire d’accompagner les tripoux avalés quelques heures plus tôt au petit-déjeuner !  
 

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