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Une délégation reçue en préfecture pour évoquer les enjeux agricoles

Faisant suite à l'appel à mobilisation nationale, le vendredi 26 septembre, une délégation composée de la FNSEA 03, des JA 03 et du SEMA 03 a été reçue en préfecture pour évoquer les nombreux enjeux agricoles auxquels la profession est confrontée : le but étant de faire part au plus haut niveau de l'État des sujets majeurs qui préoccupent nos agriculteurs bourbonnais.

De nombreux sujets de discussions

La veille, des actions de bâchage s'étaient également déroulées à Lapalisse et à Montluçon, dénonçant les accords de libre-échange.

Au cœur des discussions, figuraient notamment la situation préoccupante du secteur céréalier, la PAC (Politique Agricole Commune), le Mercosur, la DNC (Dermatose Nodulaire Contagieuse), la prédation, les dégâts de gibiers ainsi que la loi Duplomb.

 

 

Le secteur céréalier

Un point de situation a été fait sur le secteur céréalier, après trois années de revenus en berne, nous avons demandé que le seuil d’intervention soit réhaussé de 110 € à 170 € afin d’enrayer la baisse des prix ; que l’Europe active le fonds d’urgence à destination des céréaliers comme cela a été fait il y a deux ans pour les agriculteurs polonais victimes des importations ukrainiennes.

 

 

La PAC

À propos de la PAC, il est plus qu’urgent de se mobiliser pour le maintien du budget PAC actuel. Ce serait tout simplement inenvisageable de subir une baisse de 20 % qui correspondrait à 1,2 milliard par an pour la France.

Nous avons tenu à rappeler qu’il sera vital que la France maintienne le cofinancement des mesures. Connaissant les difficultés budgétaires actuelles de notre pays, nous pouvons être inquiets quant au soutien financier de la nouvelle PAC pour tous les agriculteurs français. C'est pourquoi, à l'échelle de notre territoire, les responsables professionnels sont déjà fortement impliqués sur ce dossier.

 

 

Le Mercosur

Concernant les accords de libre-échange, dont le Mercosur, nous avons rappelé la nécessité de garantir une équité entre production française et importation pour lutter contre toute forme de concurrence déloyale. N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas !

 

La prédation

Au sujet de la prédation, nous avons noté les avancées annoncées par la Préfète coordonnatrice du Plan National d'Actions Loup sur la simplification des tirs de défense pour 2026. Pour autant, nous avons fortement rappelé qu’il est plus qu’urgent d’apporter plus clairement les éléments de mise en œuvre de ces mesures, afin de les appliquer dans un climat plus serein pour les éleveurs. Rappelons juste que le loup n’a pas sa place dans notre département.

 

 

Les dégâts de gibier

Autre point qui préoccupe grandement la profession, c’est la forte progression des dégâts de gibiers, notamment celui du sanglier.

Il est à noter que la petite musique distillée par la Fédération Nationale de Chasse, qui ne voudrait plus payer seule les dégâts, n’est juste pas entendable par la profession. Rappelons que la chasse est un loisir, et que nous, agriculteurs, nous produisons pour nourrir le pays.

 

La loi Duplomb

S'agissant de la loi Duplomb, il est plus qu’urgent qu'elle soit mise en application. Nous demandons alors que le futur gouvernement signe les décrets au plus vite, pour une mise en œuvre sans délai.

 

 

Mais plus généralement, nous avons réaffirmé le ras-le-bol des agriculteurs bourbonnais qui se sentent constamment trahis par la parole politique de nos gouvernants.

C’est particulièrement criant sur ces accords de libre-échange, où l’agriculture ne sert que de monnaie d’échange alors qu’en fait, le sujet majeur devrait être de remettre en avant la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays.

Aujourd’hui, nous attendons des actes concrets des représentants de l’État, visibles dans nos cours de ferme. 

La profession ne comprendrait pas que nos actions restent sans effet, nos revendications sont plus que légitimes !

 

Lire aussi : Le Sommet de l'Élevage 2025 privé de ses bovins mais pas de ses éleveurs

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