Aller au contenu principal

Festival de l’élevage de Brive : 38 500 visiteurs au rendez-vous de l’agriculture corrézienne

Avec 38 500 visiteurs accueillis durant le week-end, l’édition 2026 du Festival de l’élevage de Brive confirme une nouvelle fois son statut de rendez-vous incontournable de l’agriculture corrézienne. Pendant deux jours, éleveurs, producteurs et grand public se sont retrouvés au cœur de Brive pour célébrer la diversité des productions, les savoir-faire et celles et ceux qui font vivre les fermes de notre territoire.

Cette nouvelle édition du Festival de l’élevage aura tenu toutes ses promesses. Avec 38 500 visiteurs, le public a répondu présent en nombre pour venir à la rencontre des agriculteurs corréziens, découvrir les animaux, les productions locales et mieux comprendre les réalités du métier. Bovins, ovins, équins, porcins, volailles, productions laitières, Veau de lait élevé sous la mère, Pomme du Limousin… Le Festival a une nouvelle fois offert une formidable vitrine de la diversité de l’agriculture départementale. La race limousine occupait naturellement une place centrale. Symbole de l’identité agricole corrézienne, elle témoigne du travail de sélection et de la qualité génétique développés depuis des générations par les éleveurs.

Mais derrière les animaux présentés et les produits proposés au public, le Festival est surtout l’occasion de mettre des visages sur l’agriculture. Des femmes et des hommes passionnés, des exploitations familiales, des investissementset des savoir-faire qui contribuent chaque jour à l’économie et à la vitalité du territoire.

A lire aussi : Brive se met en mode campagne pour le Festival de l’élevage 

Un succès populaire qui rapproche ville et campagne

Avec cette forte fréquentation, le Festival démontre une nouvelle fois tout l’intérêt du public pour l’agriculture et l’alimentation. Durant deux jours, la campagne s’est installée au cœur de la ville, permettant des échanges directsentre agriculteurs et consommateurs. Une proximité particulièrement importante dans un contexte où les attentes de la société envers l’agriculture sont nombreuses et où il est essentiel de mieux expliquer les réalités des exploitations.

Pour Daniel Couderc, président de la Chambre d’agriculture de la Corrèze, ce rendez-vous doit ainsi rester un moment de fierté et de dialogue :
Nous devons être fiers de notre agriculture, fiers de nos éleveurs, de nos produits, de notre race limousine et de cette agriculture corrézienne qui fait vivre notre département. »

La sécheresse au cœur des préoccupations

Si le Festival est avant tout un rendez-vous festif, il permet également de rappeler les difficultés auxquelles les exploitations doivent faire face. Cette année, la sécheresse constitue une préoccupation majeure. Dans de nombreuses exploitations, la pousse de l’herbe s’est arrêtée précocement et certains éleveurs ont déjà dû entamer des stocks de fourrage normalement destinés à l’automne et à l’hiver.

Face à cette situation, la Chambre d’agriculture de la Corrèze reste pleinement mobilisée auprès 
des éleveurs : réalisation de bilans fourragers, adaptation des rations, recherche d’économies de stocks, implantation de cultures dérobées lorsque les conditions le permettent et mise en relation des offres et demandes grâce à la banque de fourrage

Le message reste celui de l’anticipation : ne pas attendre l’épuisement des stocks et faire dès maintenant le point sur les besoins des prochains mois.

Eau, souveraineté alimentaire et capacité à produire

Cette sécheresse remet également au premier plan la question stratégique de l’accès à l’eau. Préserver la ressourceet sa qualité est indispensable, mais il faut également être en capacité de stocker l’eau lorsqu’elle est disponible pour pouvoir l’utiliser lorsqu’elle vient à manquer. Cette question rejoint directement celle de la souveraineté alimentaire. Maintenir une agriculture forte suppose des exploitations viables, des moyens de production adaptés et la capacité pour les agriculteurs de continuer à produire sur leur territoire.

Dans un contexte de concurrence et de multiplication des contraintes, la Chambre d’agriculture réaffirme ainsi la nécessité de garantir aux agriculteurs français des conditions leur permettant de rester compétitifs et de vivre dignement de leur métier.

Défendre l’élevage face à la prédation

Autre sujet particulièrement sensible pour un département d’élevage comme la Corrèze : la prédation. Les attaques sur les troupeaux ont des conséquences qui dépassent largement les seules pertes animales. Elles constituent également une épreuve importante pour les éleveurs concernés. La Chambre d’agriculture rappelle la nécessité de pouvoir protéger efficacement les troupeaux et d’intervenir rapidement lorsqu’ils sont menacés. L’objectifdemeure clair : permettre à l’élevage de continuer à vivre et à se développer sur nos territoires.

Des « Portraits d’agriculteurs » au cœur du Festival

Le Festival a également accueilli l’exposition « Portraits d’agriculteurs », réalisée par la photographe Vanessa Buisson et portée conjointement par la Préfecture de la Corrèze et la Chambre d’agriculture de la Corrèze. À travers les visages et les parcours présentés, cette exposition prolongeait parfaitement l’esprit du Festival : mettre en lumière les femmes et les hommes qui travaillent chaque jour dans les fermes corréziennes et faire découvrir au public la diversité de leurs métiers.

Merci aux acteurs du Festival

La réussite de cette édition repose enfin sur l’engagement de tous : éleveurs, producteurs, bénévoles, partenaires, collectivités, organisateurs et équipes mobilisées, notamment celles de la Chambre d'agriculture de la Corrèze, pendant de nombreux mois.

Avec 38 500 visiteurs, cette édition 2026 démontre une nouvelle fois l’attachement du public à son agriculture et à ceux qui la font vivre. Plus qu’une vitrine, le Festival de l’élevage reste un formidable lieu de rencontres et de dialogue entre agriculture et société, avec une conviction toujours aussi forte : 

il n’y a pas de territoire vivant sans agriculture et pas de souveraineté alimentaire sans agriculteurs.

Bruno Germain, Chargé de communication

Les plus lus

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

Shamonda-Europe : au moins un cas dans le Cantal

Un premier foyer de ce nouveau virus apparu cet été en Suisse, Allemagne et Savoie a été confirmé dans le département.…

Plus de 80 % des Cuma ont une activité récolte.
Agriculture : comment bénéficier du crédit d'impôt CUMA ?

Le dispositif s'adresse directement aux agriculteurs et agricultrices membres d'une CUMA. Le calcul se base sur le montant des…

Les cultures de maïs consommation et semence ont souffert davantage des fortes chaleurs que du manque d'eau avec une grosse problématique de fécondation.
La production de maïs semoulier en chute libre en Auvergne, Limagrain contraint aux importations

La filière maïs en Limagne est face à un défi historique. Pour Limagrain, 2026 s'annonce d'ores et déjà comme une année noire,…

Florence Dubessy, vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et Lionel Chauvin; président du département du Puy-de-Dôme étaient au  Domaine Miolanne à Neschers
Vins d'Auvergne primés aux Volcanic Wines Awards 2026 : Le Domaine Desprat Saint-Verny et Pierre Goigoux à l'honneur

En juillet 2026, Florence Dubessy, vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et Lionel Chauvin, président du Conseil…

Les démarches administratives et réglementaires autour des concours équins se renforcent.
Chevaux de trait : les concours 2026 changent de règles

Entre migration numérique, nouvelles règles sanitaires et formation de la relève, l’Association des Éleveurs de Chevaux de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière