FDSEA : Une adhésion individuelle au service d’un combat collectif
En ce début d’année, l’appel à cotisations FDSEA arrive dans les boîtes aux lettres des agricultrices et agriculteurs corréziens. Un moment clé pour le syndicat, alors que les dossiers brûlants s’accumulent : prédation du loup, accord UE–Mercosur, budget et orientations de la future PAC, crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), régulation de la faune sauvage, maintien des moyens de production, …
En ce début d’année, l’appel à cotisations FDSEA arrive dans les boîtes aux lettres des agricultrices et agriculteurs corréziens. Un moment clé pour le syndicat, alors que les dossiers brûlants s’accumulent : prédation du loup, accord UE–Mercosur, budget et orientations de la future PAC, crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), régulation de la faune sauvage, maintien des moyens de production, …
Marie-France Forest, secrétaire générale de la FDSEA de la Corrèze, revient sur le sens de l’adhésion syndicale et sur l’importance de s’engager collectivement.
Pourquoi l’adhésion à la FDSEA est-elle un enjeu important en ce début d’année ?
Marie-France Forest : Parce qu’adhérer n’est pas un acte anodin, ni une simple formalité administrative. C’est un véritable acte syndical. En ce moment plus que jamais, les agriculteurs font face à une accumulation de crises et d’incertitudes.
Dans ce contexte, être syndiqué, c’est choisir de ne pas rester seul et de participer pleinement à la défense de notre métier.
Concrètement, que représente la FDSEA aujourd’hui pour les agriculteurs corréziens ?
MFF : La FDSEA 19 est présente au quotidien sur l’ensemble des dossiers majeurs : la prédation par le loup, le Mercosur et la concurrence déloyale, la PAC et ses orientations futures, la DNC, la régulation de la faune sauvage, ou encore le maintien des moyens de production. Notre rôle, c’est de porter la voix des agriculteurs, collectivement comme individuellement, auprès des pouvoirs publics, des administrations et des instances professionnelles.
Adhérer, c’est donc avant tout être défendu ?
MFF : Oui, mais pas seulement. Adhérer, c’est évidemment être représenté et défendu, mais c’est aussi être informé et accompagné. Aides aux exploitants, conseils PAC et télédéclarations, dégrèvements et remboursements de taxes, formations… L’adhérent bénéficie d’un accompagnement concret.
Et surtout, il intègre un réseau de proximité : avec 101 syndicats locaux, la FDSEA 19 est présente sur le terrain, à l’écoute, pour éviter l’isolement des agriculteurs.
L’adhésion apporte aussi des avantages très concrets ?
MFF : Tout à fait. L’adhésion permet de réaliser de nombreuses économies : achats groupés (GNR…), complémentaire santé à tarifs avantageux, opérations de recyclage gratuites, actions de solidarité. Les adhérents bénéficient également de tarifs préférentiels sur de nombreux services : télédéclaration PAC, conseils juridiques, appui à l’embauche de saisonniers étrangers, voyage des Anciens Exploitants, sans oublier l’abonnement à L’Union Paysanne et aux revues Réussir.
Quel est le rôle de la FDSEA au-delà du département ?
MFF : La FDSEA 19 fait remonter les problématiques corréziennes au niveau national via les commissions permanentes de la FNSEA, le conseil d’administration et la commission syndicale. Elle participe à la construction de positions fortes, en défendant les intérêts du département. Même si certaines avancées bénéficient à tous les agriculteurs, adhérents ou non,
la force du syndicat repose sur le nombre et l’engagement de ses adhérents.
Justement, que répondrez-vous à ceux qui hésitent à adhérer ?
MFF : Je leur dirais que sans adhésion, un agriculteur n’est pas présent dans le débat. En Corrèze, le montant de l’adhésion est relativement bas : 140 € par actif. Cette cotisation permet de soutenir les actions syndicales, d’avoir des collaborateurs compétents et de proposer des services utiles aux agriculteurs. Et puis, le nombre d’adhérents mesure notre représentativité et notre légitimité.
Dans un contexte politique instable, le syndicalisme a-t-il encore du sens ?
MFF : Oui, plus que jamais. Depuis l’hiver 2024, on a parfois l’impression de peiner, de ne pas avancer aussi vite qu’on le souhaiterait. Mais des avancées ont été obtenues, même si elles restent insuffisantes. Adhérer, c’est pouvoir faire passer ses idées, ses revendications. Si on critique les positions de la FDSEA, c’est aux élus syndicaux qu’il faut s’adresser pour faire bouger les lignes, pas en restant à l’écart.
Quel rôle jouent les adhérents dans la vie du syndicat ?
MFF : Un rôle essentiel. Beaucoup d’adhérents ont des idées, des remarques constructives, et je les invite à les formuler. Les assemblées générales cantonales, en cours, sont justement des temps d’échanges pour débattre, faire remonter les problématiques du terrain, et travailler ensemble sur les dossiers d’actualité. Il est toujours plus constructif de débattre en interne que de couper les liens.
Un dernier message aux agriculteurs corréziens ?
MFF : La FDSEA est le seul syndicat capable d’apporter une défense globale, du local jusqu’au national, avec une priorité claire : permettre aux agriculteurs de vivre de leur production, tout en tenant compte des enjeux économiques, environnementaux et sociétaux. L’adhérent est le premier ambassadeur du syndicat.
Une adhésion, bien qu’individuelle, est avant tout le signe d’un engagement collectif.