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Face au attaques de loup, les brebis quittent le mont Lozère

Suite aux attaques répétées sur le mont Lozère, des éleveurs ont fait redescendre leurs bêtes avant la fin de l’estive. JA et FDSEA invitent la ministre de l’écologie à venir en Lozère et à prendre des solutions efficaces.

© Réveil Lozère

En cette fin août, alors que les troupeaux ovins restent d’habitude en estive jusqu’à la mi-septembre, le mont Lozère était en proie à des mouvements inhabituels de troupeaux. Dès le lundi 18 août au matin, soit près d’un mois avant la date initialement prévue, les brebis de Gilles Paulet, éleveur à la Garde-Guérin ont retrouvé la draille et s’en sont retournées au bercail. Le lendemain mardi 19 août à l’aube, les 2 000 brebis du groupement pastoral de Finiels quittaient à leur tour le mont Lozère. Excédés par les attaques répétées, notamment en zone cœur du parc national des Cévennes, ces éleveurs ont décidé d’abandonner la montagne au loup pour épargner leurs troupeaux.

De façon à souligner toute la portée symbolique de ce geste, les Jeunes agriculteurs de Lozère et la FDSEA accompagnés par la chambre d’agriculture en la personne de Denis Pit, vice-président et le président du parc national des Cévennes, Jean de Lescure, Nadine Roustan pour la fédération départementale des chasseurs, organisaient le jour même une conférence de presse sur l’estive de Bellecoste près du Mas-de-la-Barque.

À lire dans le Réveil Lozère n°1271 du 21 août, en page 4.

« Pourquoi je quitte l’estive »

Comme l’explique Gilles Paulet, « mes brebis montent en estive depuis 2001 dans le cadre d’un groupement pastoral. Pour que le système des estives perdure, ces groupements ont bénéficié de subventions pour rénover les logements des bergers par exemple et de l’appui techniques de plusieurs organismes. Tout était bien calé et la présence du loup remet tout en cause. Cette année, les attaques de loup ont lieu même en plein jour et les mesures de protection des troupeaux semblent inefficaces. Alors que l’agnelage aura lieu fin septembre, avec le stress engendré par les attaques, les brebis risquent d’avorter. Je ne veux pas prendre de risques, j’ai redescendu le troupeau. »

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