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Fabien Pelous foulera les terrains de football du Buisson le 1er juin

Alors qu’Interbev est en pleine organisation de ses journées À table, Fabien Pelous, parrain de l’événement a décidé de rallier la Lozère pour donner le coup d’envoi de cette journée dédiée à la mise en lumière de la filière viande.

Fabien Pelous, ancien capitaine de l'équipe de france de rugby à XV, tient un ballon de rugby
Fabien Pelous sera en Lozère le 1er juin
© Interbev

Quelles sont les valeurs que le rugby partage avec le monde rural en général, et l’agriculture en particulier ?
Plusieurs valeurs réunissent le rugby avec le monde rural et agricole. Le sens de l’abnégation, de l’humilité mais aussi celui des responsabilités et du courage. C’est ce partage de valeurs, communes à celles des professionnels de la filière élevage et viande qui m’ont donné l’envie de parrainer la première édition des rencontres À table. Dans le rugby, les joueurs doivent s’adapter au terrain, tout comme la flexibilité des agriculteurs qui doivent notamment travailler avec la nature et le vivant. De plus, ce sport exige un esprit d’équipe et une grande résilience, tout comme dans cette filière, où les professionnels doivent travailler ensemble pour surmonter les défis.

Parlant de monde rural, vous êtes vous-même impliqué dans sa défense (notamment la restauration du patrimoine local). Est-ce important pour vous que le monde rural reste vivant et dynamique ?
Plus qu’important, c’est essentiel. N’oublions pas que ces hommes et femmes ont une mission vitale, celle de nous nourrir au quotidien afin que l’on ne manque de rien. De par leurs activités, ils contribuent non seulement à la sécurité alimentaire, mais aussi à l’équilibre et au dynamisme de nos régions. Ils sont également les premiers écologistes de France car ils travaillent chaque jour au contact de la terre et de l’environnement.
Sportif de haut niveau, quel lien faites-vous entre le bien manger et la performance sportive ?
La provenance des produits, leur diversité et leur qualité jouent un rôle très important dans l’alimentation d’un sportif. Moi-même, je mesure l’impact d’une alimentation équilibrée et de qualité sur la santé, la performance et le bien-être général. 
En rencontrant la filière élevage et viande j’ai découvert qu’ils prônaient le flexitarisme. Moi aussi je me considère comme naturellement flexitarien dans le sens où je mange de tout et je m’efforce de choisir des produits français et de saison. J’apprécie les aliments qui sont produits de manière responsable, dans le respect de l’environnement et des animaux. C’est aussi une manière pour moi de soutenir nos agriculteurs en faisant le choix d’une alimentation plus durable. J’ai aussi un restaurant à proximité de Toulouse dont je gère l’approvisionnement avec cette même philosophie.

La viande a-t-elle toujours toute sa place dans la nutrition d’un sportif ?
La viande a toute sa place dans la nutrition d’un sportif car consommée de manière responsable et en juste quantité, elle participe à son équilibre alimentaire. J’accorde d’ailleurs une très grande importance à la provenance des produits et à la qualité des ingrédients qui jouent un rôle très important dans mon alimentation. Je rejoins d’ailleurs totalement le choix du thème de la première édition des rencontres À table : « flexitariens et athlètes du quotidien » Comme tout sportif, je mesure l’impact d’une alimentation diversifiée, équilibrée et de qualité sur la santé, la performance et le bien-être général.

Vous aimez partager votre passion du rugby avec le plus grand nombre, et ses valeurs qui ont aidé au succès de votre reconversion. Quels messages souhaitez-vous faire passer lors de ces rencontres À table ?
Soutenir le monde agricole dans ses démarches, faire le lien entre leurs valeurs d’engagement collectif et de quête d’excellence comme au rugby me parle, et c’est bien ce rapprochement qui m’a donné l’envie d’être parrain de la première édition des rencontres À table ! Maintenir un dialogue transparent entre le public et les acteurs de la filière élevage et viande est crucial pour plusieurs raisons. Lorsque le public a l’opportunité de rencontrer les éleveurs, bouchers, restaurateurs et autres professionnels de la filière, il peut mieux comprendre le cheminement des produits, depuis l’élevage jusqu’à l’assiette. Ensuite, ce dialogue favorise l’éducation et la sensibilisation. Il est important que les consommateurs aient accès à des informations fiables sur les pratiques d’élevage, les méthodes de production de viande et les efforts faits par la filière pour être plus durable. De plus, ce type d’événement permet de valoriser le travail de ces professionnels. Cela peut aussi inspirer des gens à s’intéresser à ces métiers et pourquoi pas encourager de nouvelles vocations.
Enfin, le thème de ces rencontres 2024 montre l’importance de trouver un équilibre. Je partage cette approche qui encourage une consommation raisonnable et sans excès pour manger de tout de manière responsable. Nous sommes tous et toutes « athlètes du quotidien », nous pouvons tous relever les défis du quotidien avec énergie, engagement et résilience, que ce soit dans son travail, sa famille, ou ses passions.

Les agriculteurs doivent-il aujourd’hui devenir des chefs d’entreprise pour mieux défendre leur métier ?
Selon moi, les agriculteurs ont déjà plusieurs compétences et qualités de chefs d’entreprise accomplis. Ils ont une capacité d’adaptation et de transformation qui est indispensable pour garantir la pérennité de leur métier et répondre aux préoccupations de la société sur leur alimentation. Dans le cadre des rencontres À table ! Aimez la viande et ceux qui la font, les professionnels de la filière élevage et viande montrent qu’ils sont ouverts au dialogue et prêts à aborder ces préoccupations de manière transparente. Cela peut aider à dissiper les idées fausses et à montrer que des progrès sont faits pour réduire l’impact environnemental de l’élevage par exemple.

Lors de votre passage en Lozère, comptez-vous participer à ce tournoi de sixte ? En tant que joueur (après tout, votre carrière sportive a démarré par le football) ? Ou en tant qu’arbitre ?
J’ai toujours en moi l’appel du terrain et si on m’invite à jouer ou à essayer quelques balles avant le match, je serai bien sûr partant !

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