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Euro 2016 : Le football, une passion, un plaisir, un engagement

Jean-Baptiste Bérard, agriculteur à Landos, est joueur de football et supporteur de l’ASSE, Marseille et l’équipe de France. À l’occasion de l’EURO 2016, il était au stade Vélodrome mercredi 15 juin…

Avec un papa aussi passionné, on commence à supporter le foot dès son plus jeune âge…
Avec un papa aussi passionné, on commence à supporter le foot dès son plus jeune âge…
© Bérard

Joint par téléphone le lendemain du match France-Albanie dans le cadre de l’EURO 2016, Jean-Baptiste Bérard qui prolongeait son séjour à Marseille, était encore plongé dans l’ambiance survoltée du stade Vélodrome. Il a assisté à un «super match… dans les tribunes, mais pas sur la pelouse… avec une grosse ambiance». En effet, si dans les tribunes c’était très animé, le match a été plutôt terne même si les français ont réussi à marquer 2 buts en toute fin de rencontre grâce à Antoine Griezmann (90e) et Dimitri Payet (90e +6). C’était pour lui une première dans ce stade de 60 000 places, complet, avec 10 000 albanais «très présents par la voix et les chants» et des marseillais «très sympas». S’il était venu voir du football avant tout, il ressort de cette rencontre un peu déçu par une équipe de France qui n’avait «pas de jambes, pas assez d’envie…». Pour la suite de l’aventure, même si la France s’est qualifiée pour les 8èmes de finale de cet Euro, Jean Bérard n’est pas très confiant : «ça va être compliqué pour aller plus loin. On n’a pas de Zidane cette année. Le groupe est homogène avec de bons éléments comme Kanté, Giroud, Payet… mais il nous manque un leader».  Agriculteur à Landos, Jean Bérard voue une véritable passion pour le football, que ce soit en tant que joueur amateur ou comme supporteur de l’ASSE et de Marseille.À 31 ans, il est fier de compter 26 licences de joueur au FCL de Landos. Fidèle parmi les fidèles, il a commencé à 5 ans sous les couleurs landosiennes et n’a jamais arrêté. Aujourd’hui, il évolue en Promotion, l’équipe 1 de Landos, et porte le numéro 9 d’avant-centre. Toutes les semaines pendant la saison, il se rend à l’entraînement le vendredi soir et joue en match les dimanches après-midi. Et quand il le peut, avec des copains, il se rend au stade pour des matchs de haut niveau.Le foot fait partie de sa vie. Et cela parce que c’est «un sport d’équipe» qui se joue «avec» et «pour» des «collègues». Et c’est aussi cet esprit d’équipe qui l’a conduit à s’engager dans le syndicalisme aux JA de Haute-Loire.Et quand on lui demande quels sont ses meilleurs souvenirs, il pense de suite à la Coupe Régis Fay remportée en 2007, ou encore la demi-finale de la Coupe de Haute-Loire perdue contre le Puy en 2008. Des années intenses qui ont vu cette équipe monter de 1ère division jusqu’à l’Élite en franchissant un palier tous les ans. Mais pour lui, un club de football dans nos petites communes, ça tient surtout à des hommes. Et de citer Marcel Masclaux,  aujourd’hui environ 80 ans, qui a participé à la création du club il y a 50 ans et qui a donné de sa personne pour permettre aux jeunes de jouer. «Quand nos parents n’avaient pas le temps de nous mener au stade, il allait nous chercher dans sa 406 rouge, et nous ramenait…».Le football pour Jean Bérard c’est tout cela : «une passion, un engagement en équipe, un moyen de déconnecter un peu de notre métier, un plaisir».Et pour l’Euro 2016, le numéro 9 de Landos compte sur l’équipe de France pour «élever son jeu et aller le plus loin dans la compétition. On espère…».

Suzanne Marion

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