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Etre Maître d’apprentissage, pourquoi pas !

L’apprentissage en agriculture est une voie de formation intéressante et efficace soutenue par différents dispositifs d’aides à destination des professionnels.

L’apprentissage s’adresse aux jeunes de 16 ans à 25 ans révolus qui souhaitent acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique. La formation se fait par alternance, dans l’entreprise et dans le centre de formation d’apprentis.

Anthony Petit est chargé de développement régional de l’apprentissage dans le secteur agricole. Basé au Centre de formation d’apprentis Auvergne (CFA) à Marmilhat, il œuvre sur les bassins Allier et Puy de Dôme ; son homologue, Jean louis Mermet, a en charge le Cantal et la Haute-Loire. «Notre objectif est de recruter des maîtres d’apprentissage dans toutes les productions et métiers agricoles, capables de former des apprentis » explique Anthony Petit. Le premier contact se fait par téléphone suivi d’une visite chez le professionnel. La démarche du chargé de développement consiste à présenter à l’agriculteur les formations proposées par le CFA aux futurs apprentis et à expliquer les aides à l’apprentissage. La plus récente est la nouvelle aide TPE jeune apprenti : une entreprise de moins de 11 salariés qui recrute un apprenti mineur peut bénéficier d'une aide forfaitaire de 1 100 € versée chaque trimestre, soit 4 400 € pendant la première année du contrat.

Ce nouveau dispositif est cumulable avec les aides déjà existantes : prime à l'apprentissage de 1 000 € par année de formation octroyée par le Conseil régional d’Auvergne, aide au recrutement d’un premier apprenti ou d’un apprenti supplémentaire, crédit d’impôts,...

Dès lors que le professionnel accepte d’endosser le statut de maître d’apprentissage, une annonce est alors diffusée sur plusieurs réseaux : au CFA, aux missions locales et aux conseillers référents agricoles pôle emploi. Mais la diffusion de l’annonce n’engage en rien le professionnel qui peut à tout moment se rétracter. Seule la contractualisation avec un jeune engage le Maître d’apprentissage à former le jeune sur une durée variable de 1 à 3 ans en fonction de la formation. Selon Anthony Petit, « les échanges avec les professionnels sont toujours très constructifs mais se concrétisent de manière différentes selon les productions et formations. Ainsi par exemple, nous manquons de candidats Maitres d’apprentissage dans les structures d’amont et d’aval à la production (fabricants d’aliments, transformation, distribution …) ainsi qu’en paysage, horticulture et fleuriste. En production animale en revanche, nous manquons de candidats apprentis alors que les éleveurs sont prêts à les embaucher ! »

Le rôle du chargé de développement est donc de faire correspondre aux mieux les offres et les demandes de chacun. «C’est important que nous rencontrions un maximum de professionnels pour étayer notre panel d’offres d’apprentissage à travers différentes productions et différentes conduites d’exploitations. C’est également l’occasion de leur présenter ce qu’est l’apprentissage aujourd’hui »

Anthony Petit et Jean Louis Mermet, chargés de développement de l’apprentissage agricole, vous accueillent au Sommet de l’élevage les 7, 8 et 9 octobre, sur le stand du réseau CFA Auvergne (Hall d’accueil A5). Anthony Petit 06.30.82.64.92. Jean Louis Mermet 06.60.29.26.53.

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