Aller au contenu principal

Étiquetage et traçabilité de la viande bovine

Les contrôles de la DGCCRF ont fait apparaître, en distribution comme en restauration, un grand nombre d’anomalies par rapport à la réglementation relative à la traçabilité et à l’étiquetage de la viande bovine.

© Bernard Griffoul

La crise de l’ESB à la fin des années 1990 est à l’origine de la réglementation de la traçabilité et de l’étiquetage de la viande bovine. L’affaire de la substitution de la viande de cheval à la viande de bœuf (février 2013) en a confirmé l’importance.
La réglementation européenne adoptée fin 2013 rend obligatoire l’indication des pays d’élevage et d’abattage des viandes de porc, ovins et volaille à partir d’avril 2015.
L’enquête ciblait particulièrement selon le département les GMS, les ventes directes, les ateliers de découpe ou les grossistes.
L’application d’autres réglementations liées à la viande a ponctuellement été vérifiée : affichage des prix, tarage de la balance utilisée pour les transactions commerciales, bardage, nature des pièces de viande.
En distribution, une réticence à afficher une origine étrangère et une formation insuffisante aux logiciels de traçabilité
Les mentions d’origine obligatoires des viandes n’étaient pas affichées correctement par 27,1 % des bouchers et 12,6 % des GMS. Il s’agit d’absences, d’erreurs ou de tromperies (y compris, en détournant l’usage d’un logiciel, par report des poids d’un lot sur un autre). La réticence à afficher une origine étrangère demeure. Concernant la viande de veau, l’âge de l’animal pourtant obligatoire n’est que rarement indiqué.
Le taux d’anomalies relatives à la traçabilité s’élève à 10,8 % pour les boucheries, et 15,2 % pour les GMS qui effectuent encore souvent du pré-emballage pour leur rayon libre-service. Le manque de temps et le défaut de formation aux logiciels de traçabilité de personnels soumis à une forte rotation sont principalement en cause. La viande de réassort est généralement mal tracée.
Il faut noter que la traçabilité s’améliore quand le magasin crée un poste de responsable qualité.
Certaines GMS enfreignent la réglementation relative à la dénomination des morceaux. Les muscles comme « la tranche », les abats de veau et le remplacement des dénominations par leur destination culinaire (osso bucco, bourguignon, etc.) appellent une vigilance particulière.
Dans l’ensemble du secteur, le taux de suites pénales s’élève à 3,9 % pour anomalie de traçabilité et 3,4 % pour anomalie d’étiquetage. Le taux moyen de rédaction d’un procès-verbal atteint 2,7 % pour les abattoirs, ateliers de découpe, commerces de gros, et établissements d’importation et de vente directe.
Scepticisme des restaurateurs sur l’intérêt des clients pour l’origine du bœuf
Un avertissement a conclu 28,9 % des contrôles de restaurant, et un procès-verbal, 2,8 %. Le taux d’infraction diminue, mais les restaurateurs – mal formés et mal informés dans ce domaine – méconnaissent largement la réglementation. La mention d’une origine qui varie souvent par recherche de prix bas est rarement mise à jour ; nombre de restaurants ne font mention que de l’« UE ».

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Haies : qu'est-ce qui pousse les éleveurs cantaliens à replanter ?

Depuis 2020, près de 75 km de haies ont déjà été replantés dans le Cantal par les agriculteurs, une dizaine d’autres devraient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière