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État et exportateurs sommés d’ouvrir les portes de l’export

Entretien avec Patrick Bénézit, secrétaire général de la Fédération nationale bovine

© D.R.

Il y a un peu plus de deux mois, la filière s'engageait sur un plan en faveur d'une remontée des cours de la viande bovine. Ces dispositifs semblent tarder à produire leurs effets...

Patrick Bénézit : Il faut d'abord rappeler que notre stratégie, celle de la Fédération nationale bovine (FNB, NDLR), était basée sur l'export de viande et d'animaux. On a toujours pensé qu'il s'agissait là du seul vrai levier pour faire remonter les cours. On assiste en effet à l'émergence de nouveaux marchés un peu partout dans le monde, résultat d'une demande globale en progression de la part de pays qui ont plutôt tendance à réduire leur élevage au profit des productions végétales. La seconde orientation actée par la filière était de relancer la consommation hexagonale de viandes produites en France via VBF.

 

Qu'est-ce qui n'a pas marché dans ce scénario ?

P.B. : L'ouverture du marché turc à la viande issue de JB (jeunes bovins, NDLR) a quand même permis rapidement une remontée de l'ordre de 40 à 45 cts d'euro des cours du JB. Ce qui a créé un appel d'air sur la demande en génisses et bonnes vaches de réforme engraissées, tout naturellement appelées à remplacer les JB exportés, voire à être elles-mêmes exportées. Globalement, les abattages de vaches, fin 2010, ont été nettement plus élevés qu'à la même période les années précédentes. Malgré cet appel d'air, on n'a pas assisté à une augmentation des prix sur les vaches ordinaires.

[...]

La suite de cet entretien est à lire dans La Creuse agricole et rurale datée du 4 février.

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