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Éric Chabalier remporte le premier prix du challenge national racial 2024

C’est Éric Chabalier, éleveur de tarentaises en Lozère, qui remporte le challenge national racial 2024. Une belle victoire pour cet agriculteur amoureux de ces vaches, hors zone du berceau.

Éric Chabalier, entouré des représentants du Crédit Agricole et de Céline Frison, technicienne à Cap Tarentaise, qui lui ont remis son prix.
Éric Chabalier, entouré des représentants du Crédit Agricole et de Céline Frison, technicienne à Cap Tarentaise, qui lui ont remis son prix.
© Marion Ghibaudo

C’est avec peu d’écart entre les notes que l’élevage d’Éric Chabalier s’est distingué pour terminer en première position, ayant obtenu une note globale de 17,1 sur 20. Pour l’Upra Tarentaise, « c’est une fierté de voir plusieurs élevages des départements extérieurs dans les finalistes ».
Tous les ans, grâce à son challenge national racial, CAP Tarentaise récompense ses adhérents qui s’impliquent tout particulièrement pour les actions collectives raciales. Chaque année, la remise des prix est publiée sur les réseaux sociaux et permet de mettre en avant les douze finalistes.
Le challenge s’adresse aux adhérents au service « progrès génétique » de CAP et qui possèdent au 1er janvier 2024 plus de 80 % d’animaux de race Tarentaise en zone AOP Beaufort ; plus de 50 % du troupeau ou plus de 30 vaches de race Tarentaise dans les autres zones. 
Ce challenge récompense les trois éleveurs ayant obtenu la meilleure note globale (les trois ayant remporté le challenge l’année précédente sont déclarés « hors concours », et ne participent pas au challenge). Cette note globale est basée sur l’appréciation de la valeur génétique du troupeau, de la consanguinité moyenne du troupeau, du nombre de générations connues, et enfin, de l’utilisation variée et homogène des taureaux lors du PAM 2022. L’Upra Tarentaise représente plus de 200 élevages dont 80 % sont situés dans les Alpes du nord. Selon Céline Frison, la Tarentaise, ou tarine pour les initiés, connaît un développement accéléré ces dernières années dans l’Hexagone, notamment parce qu’elles sont « dociles et faciles à conduire ».

« La Tarentaise, une vraie passion »
Ce jeudi 14 mars au petit matin, une certaine effervescence se fait jour au sein du village de Belvezet. Michel Brugeron, vice-président de la caisse régionale du Crédit agricole, accompagné d’Audrey Cebe-Giraudet, directrice des métiers professionnels et de David Étienne, chargé des professionnels agricoles sur la Lozère, ainsi que de Marie Roche, représentante du président de la caisse locale, se retrouvent en secret pour remettre sa distinction à Éric Chabalier, en présence de Céline Frison, technicienne à Cap Tarentaise. C’est une surprise pour l’éleveur, qui accepte avec une certaine fierté et beaucoup d’émotion, aux côtés de sa compagne Marie-Aimée Chabalier. Élevant 35 mères, dont il livre le lait à Sodiaal, l’éleveur est aussi un passionné de concours, avec « ses » tarentaises qui ont d’excellentes aptitudes, qu’il ne se lasse pas d’énumérer : « Rustiques, adaptées au climat et aux changements de température, aux terrains accidentés, elles valorisent bien le fourrage grossier… ». Sans oublier que ce sont « des vaches efficaces et peu exigeantes en main-d’œuvre ». Des concours qui l’ont mené du département, avec le national tarentaise à Marvejols en 1981, aux portes de Paris, et plus d’une fois.
Installé en individuel, Éric Chabalier trouve pourtant le temps de participer à de nombreux concours, une facette du métier qu’il affectionne. Sans oublier son implication dans la race, puisqu’il est à l’origine, « avec d’autres » s’amuse l’intéressé, de la création de l’association des éleveurs de tarentaises du Massif central. Une association qui regroupait à l’origine Ardéche, Lozère, Loire, Haute-Loire, Cantal et Rhône.
 

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