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Éric Boudet : du champ à la route, une passion cycliste

Retraité depuis quatre ans à Villefranche-d’Allier, Éric Boudet a troqué le rythme effréné de l’élevage de reproducteurs charolais contre celui des pédales. À 65 ans, il enfourche son vélo trois fois par semaine et aligne les courses chaque week-end, de mars à septembre. 

Éric Boudet  lors de la course de Boussac Bourg dans la Creuse le 15 août 2025.
Éric Boudet lors de la course de Boussac Bourg dans la Creuse le 15 août 2025.
© Éric Boudet

Des débuts sur un vélo de course rouge

« J’ai mis le doigt dedans très tôt », confie Éric Boudet à propos de sa passion née dans l’enfance et jamais éteinte.

Tout commence à 12 ans, quand son frère Guy revient de Montluçon avec un vélo de course rouge, privé de sa roue arrière. 

Le jeune Éric le monte sur cale pour l'enfourcher.

À 14 ans, grâce à ses premiers sous gagnés à aider son frère Roland à la ferme durant l’été, il s’offre son premier vélo de course, un Mercier, chez le marchand de cycles de Bézenet.

 

 

L’appel du club cycliste

Armé du bottin (Pages Jaunes), l’adolescent cherche à rejoindre le club cycliste de Commentry

Il trouve l’adresse d’un bar de la petite ville, point de ralliement des cyclistes

Le gérant l’oriente vers Monsieur Gapany, président du club. 

« Je me souviens encore de la maison, route de La Celle. Il y a des moments et des images qui marquent. »

 Licence en poche, il intègre le VCC de Commentry, puis plus tard, un club de Montluçon

Mais le service militaire à l’époque, puis le travail en abattoir et la reprise de la ferme familiale en 1982 font passer le vélo au second plan.

Le retour aux sources

À 45 ans, l’agriculteur reprend la bicyclette « pour décompresser, pour me changer les idées. Mes enfants avaient grandi ; je me suis octroyé plus de temps. » 

Il rejoint le club de Montmarault et reprend les courses cyclistes

Depuis, il a rallié celui de Commentry : « J’ai retrouvé mes premiers amours. » 

Aujourd’hui, il parcourt 50 à 100 km à l’entraînement, à 28 km/h de moyenne, et participe à une ou deux courses le week-end. 

« Le vélo, c’est l’adrénaline des courses, la relaxation, le muscle et la tête », résume-t-il.

Un sport complet et libérateur

Pour Éric Boudet, la petite reine a tout bon : « La course à pied est plus traumatisante pour les talons. Sur le vélo, on est porté, on sollicite les muscles sans abîmer le squelette ». 

Il cite en exemple les pilotes de Formule 1 et de Grand Prix moto, qui font du vélo

« Ça vide la tête. Même fatigué quand je travaillais, je me forçais à y aller. Après un ou deux kilomètres, il y a un lâcher d’hormones… et je me disais : j’ai bien fait d’y aller. »

 

Lire aussi : Le vélo de Florian Oudoul

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