Éric Boudet : du champ à la route, une passion cycliste
Retraité depuis quatre ans à Villefranche-d’Allier, Éric Boudet a troqué le rythme effréné de l’élevage de reproducteurs charolais contre celui des pédales. À 65 ans, il enfourche son vélo trois fois par semaine et aligne les courses chaque week-end, de mars à septembre.
Retraité depuis quatre ans à Villefranche-d’Allier, Éric Boudet a troqué le rythme effréné de l’élevage de reproducteurs charolais contre celui des pédales. À 65 ans, il enfourche son vélo trois fois par semaine et aligne les courses chaque week-end, de mars à septembre.
Des débuts sur un vélo de course rouge
« J’ai mis le doigt dedans très tôt », confie Éric Boudet à propos de sa passion née dans l’enfance et jamais éteinte.
Tout commence à 12 ans, quand son frère Guy revient de Montluçon avec un vélo de course rouge, privé de sa roue arrière.
Le jeune Éric le monte sur cale pour l'enfourcher.
À 14 ans, grâce à ses premiers sous gagnés à aider son frère Roland à la ferme durant l’été, il s’offre son premier vélo de course, un Mercier, chez le marchand de cycles de Bézenet.
L’appel du club cycliste
Armé du bottin (Pages Jaunes), l’adolescent cherche à rejoindre le club cycliste de Commentry.
Il trouve l’adresse d’un bar de la petite ville, point de ralliement des cyclistes.
Le gérant l’oriente vers Monsieur Gapany, président du club.
« Je me souviens encore de la maison, route de La Celle. Il y a des moments et des images qui marquent. »
Licence en poche, il intègre le VCC de Commentry, puis plus tard, un club de Montluçon.
Mais le service militaire à l’époque, puis le travail en abattoir et la reprise de la ferme familiale en 1982 font passer le vélo au second plan.
Le retour aux sources
À 45 ans, l’agriculteur reprend la bicyclette « pour décompresser, pour me changer les idées. Mes enfants avaient grandi ; je me suis octroyé plus de temps. »
Il rejoint le club de Montmarault et reprend les courses cyclistes.
Depuis, il a rallié celui de Commentry : « J’ai retrouvé mes premiers amours. »
Aujourd’hui, il parcourt 50 à 100 km à l’entraînement, à 28 km/h de moyenne, et participe à une ou deux courses le week-end.
« Le vélo, c’est l’adrénaline des courses, la relaxation, le muscle et la tête », résume-t-il.
Un sport complet et libérateur
Pour Éric Boudet, la petite reine a tout bon : « La course à pied est plus traumatisante pour les talons. Sur le vélo, on est porté, on sollicite les muscles sans abîmer le squelette ».
Il cite en exemple les pilotes de Formule 1 et de Grand Prix moto, qui font du vélo.
« Ça vide la tête. Même fatigué quand je travaillais, je me forçais à y aller. Après un ou deux kilomètres, il y a un lâcher d’hormones… et je me disais : j’ai bien fait d’y aller. »
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