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Equins : 2015 : une bonne année pour les éleveurs de chevaux

Le syndicat des éleveurs de chevaux de la Haute-Loire dresse le bilan d’une année 2015 plutôt favorable à l’occasion de son assemblée générale.

Les éleveurs de chevaux ont assisté en nombre à l’assemblée générale du syndicat à Chaspuzac.
Les éleveurs de chevaux ont assisté en nombre à l’assemblée générale du syndicat à Chaspuzac.
© HLP

L’horizon semble s’éclaircir pour le syndicat des éleveurs de chevaux de la Haute-Loire. 2015 a en effet été l’année de plusieurs bonnes nouvelles pour le président Yves Jouves : «Au niveau national, nous allons vers une seule structure, la SFET (Société française des équidés de travail), qui évolue vers un soutien aux éleveurs et aux structures départementales. Notre demande a été entendue et nous avons désormais qu’un seul interlocuteur : la SFET.» Au niveau régional, Yves Jouve souligne qu’un travail reste à conduire pour ne conserver plus qu’une seule structure sur les deux  existantes : le conseil du cheval et la fédération Massif Central Trait-Comtois. «Vu la conjoncture actuelle, nous n’avons pas les moyens de faire vivre 2 structures» a-t-il indiqué lors de l’assemblée générale du syndicat le 19 février à Chaspuzac.Autre bonne nouvelle, «la SFET s’est acquittée des sommes que le syndicat devait recevoir (Ndlr : dans le cadre des concours officiels) et nous les remercions» a-t-il indiqué. Yves Jouve a profité de cette assemblée générale pour dénoncer une inégalité en matière d’attribution des aides à la production : «Nous espérons que la SFET mettra tout en œuvre pour que les éleveurs puissent bénéficier d’aide à la production sans discrimination de race ou d’appartenance (à une structure ou à un berceau de races). Une jument, qu’elle soit comtoise, bretonne ou d’une autre race, doit être aidée de la même façon ; ceci est également vrai pour les étalons». Le syndicat a fait remonter cette revendication auprès de la SFET.


Davantage d’animaux en concours

2015 est aussi un bon cru pour les concours officiels avec 240 animaux présentés contre 178 animaux présentés en 2014. Les étalons ont, quant à eux, été moins nombreux à participer avec 39 étalons présentés contre 58 en 2014. En 2015, les cours de la viande de poulains sont remontés. De 1,22 à 1,37 e/kg les années précédentes, les cours sont remontés pour atteindre 1,52 - 1,83 e/kg. Une nouvelle encourageante pour les éleveurs.Le 26 janvier, le conseil d’administration du syndicat a accueilli deux représentants de la SAS Pégase BVS ; basée en région parisienne, cette société qui intervient sur le marché de la viande chevaline depuis 100 ans, a proposé un débouché possible pour les poulains de notre département. Orientée sur le «made in France», Pégase se positionne sur un produit  commercialisable d’animaux de 15-18 mois en viande rouge en France. Même si les éleveurs équins de Haute-Loire vendent généralement leur poulain plus tôt (à l’âge de 8-10 mois), ce créneau pourrait constituer un débouché intéressant pour la filière ; la balle est dans le camp des éleveurs qui doivent à présent faire part de leur souhait auprès du syndicat, avant le 10 mars.Du côté du syndicat, Yves Jouve se dit prêt à se rapprocher du Conseil régional pour demander la mise en place d’une aide à la repousse qui existe déjà dans d’autres régions. «Nous sommes prêts à accompagner les éleveurs dans cette démarche qui les lierait à la société Pegase, au Conseil régional et au syndicat».


Rendez-vous au Puy

Les 8, 9 et 10 avril prochains, le syndicat entend participer au comice organisé par les JA dans le cadre de l’opération sourire «La ferme s’invite en ville» avec un concours de pouliches et probablement de juments non suitées.

 

Véronique Gruber

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