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Entre réorganisation et sujets d'actualité

Grégory Nivelle, secrétaire général adjoint de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine.
Grégory Nivelle, secrétaire général adjoint de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine.
© P. Dumont

Chaque début d'année est l'occasion pour la FNSEA de prendre le pouls des régions. Le 31 janvier, Hervé Lapie, secrétaire général adjoint de la FNSEA, était à Bordeaux. Grégory Nivelle, secrétaire général adjoint de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine et administrateur national était présent.

Grégory Nivelle, quel était l'objectif de cette journée ?
La tournée régionale est l'occasion de parler d'évoquer les problématiques du réseau sur le terrain et de faire le point sur l'avancement des dossiers. Lors de cette rencontre, nous avons notamment abordé la réorganisation du réseau sur laquelle nous travaillons depuis deux ans maintenant. Il nous faut conserver notre dynamique. Au niveau national, les responsables de la FNSEA savent qu'il est nécessaire de mobiliser les agriculteurs du niveau cantonal jusqu'au régional, d'accompagner les responsables locaux et de proposer des services pertinents et de qualité à nos adhérents. C'est aussi des départements que doivent remonter les sujets sur lesquels nous devons nous mobiliser pour faire avancer les choses. C'est tout l'objectif de notre projet Réseau FNSEA 2025.

Quels sont les sujets qui ont été abordés ?
Ils ont été nombreux car l'actualité agricole est chargée en ce début d'année. La consultation publique sur les ZNT est désormais close. De nouvelles chartes vont devoir être rédigées dans le courant du premier semestre sous la responsabilité de la profession agricole. Nous serons vigilants pour que les règles édictées soient supportables pour les agriculteurs, dans leur mise en place et leur financement. La question de la prédation et surtout la présence du loup a été largement évoquée. Celle-ci est clairement incompatible avec notre élevage qui, lui, est essentiel pour maintenir des territoires ouverts. La multiplication des sangliers aussi est problématique. Sa présence occasionne de gros dégâts, en particulier dans les zones à haut potentiel de cultures. Il faut trouver des solutions. Le gros dossier de début 2022, c'est la mise en oeuvre des EGAlim 2. Cette nouvelle loi vient colmater certaines brèches de la loi initiale. Aujourd'hui, nous avons tous les outils pour que la valeur ajoutée redescende dans les exploitations. Il nous faut contractualiser et, pour cela, tous les maillons de la chaîne doivent comprendre que l'on fait table rase du passé. Nous l'avons fait comprendre aux GMS courant janvier et nous espérons avoir été entendus sinon les échanges risquent de se durcir.

Que faut-il retenir de cette journée en quelques mots ?
Il n'est pas toujours évident de mettre en avant les victoires obtenues et on voit souvent le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein. Au regard de voir tous les sujets qui ont été abordés, il est clair que nous sommes présents sur tous les fronts en permanence, au travail ; pas avec des idéaux mais en recherchant des solutions opérationnelles aux problèmes posés. C'est notamment dans cet esprit que nous avons bâti ensemble le Contrat de solutions.

Il est encore possible de faire une demande de subvention à la Région Nouvelle-Aquitaine.
Elle subventionne 40 % du montant du projet, avec un plafond de 8 000 EUR.
Les demandes sont à déposer avant le 4 mars 2022. Prévoir 2 devis par poste de dépense.
Renseignements auprès de la Chambre d'agriculture ou de votre GDA.

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