Aller au contenu principal

« Entre le loup et l’agneau il va falloir choisir »

Une centaine d’éleveurs auvergnats ont participé, jeudi dernier, à Paris, au rassemblement anti-loup, orchestré par la FNO.

© NF

Incompatible. Pour les quelques 500 éleveurs de moutons, mobilisés sur le parvis Champ de Mars, la semaine dernière à Paris, la cohabitation entre les brebis et le loup n’a que trop duré. C’est parce que la plupart du temps, elle se solde par des « carnages » d’une rare violence, que la Fédération nationale ovine avait décidé, la semaine passée de frapper fort, en organisant deux transhumances, au départ de Brioude et de Bar-le-Duc en direction de la capitale.
Réunir 150 brebis noires du Velay et 100 brebis Lacaune au pied de la Tour Eiffel, l’image se voulait symbolique mais aussi explicite d’un mal qui ronge les campagnes.
« C’est inacceptable ! Les loups massacrent nos moutons dans 27 départements maintenant, c’est trois fois plus qu’il y a cinq ans. Les éleveurs sont découragés, certains arrêtent. Le loup est incompatible avec l’élevage ! », martèle Serge Préveraud, le président de la FNO.

Plus de 7 000 moutons tués
Le « plan loup » prévoit la possibilité d’abattre jusqu’à 36 loups par an par des tirs de prélèvements accordés dans les zones où les dégâts sont les plus importants. Or, en l’état, seuls 13 loups ont été tués en 2014 pendant que les effectifs du grand prédateur ont progressé d’une soixantaine d’individus. Même si c’est deux fois plus que les années précédentes, c’est largement insuffisant pour des éleveurs confrontés cette année à des attaques de loups jamais vues ! 7 535 moutons ont été tués par le loup cette année, selon les chiffres de la FNO. 28 % de hausse sur un an. « On est dans le cadre d’une réglementation européenne qui a été mise en place à un moment où le loup était en extinction or, aujourd’hui, il est en expansion », a reconnu Stéphane Le Foll.
A priori enclin à vouloir trouver des solutions, « le ministre sera jugé sur ses actes », rappelle Claude Font.

 

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 5 décembre 2014.

Les plus lus

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Sodiaal et surproduction laitière : « notre priorité reste la stabilité du prix pour nos sociétaires »

Retour sur une année 2025 marquée par une collecte en demi-teinte et des perspectives 2026 sous tension. Entretien avec Jérôme…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La miss Montbéliarde 2026 est et restera Ultima du gaec Negron.
Les journées laitières : un rendez-vous incontournable pour les éleveurs

Éleveurs, techniciens, partenaires de la filière et un large public sont venus admirer les plus beaux spécimens de chaque race…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière