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OPTIQUE
Enfin une vision claire, loin des lumières urbaines

L’atelier d’optique de Géraldine Sanchez est installé dans un petit hameau de Châtaigneraie et elle se déplace aussi à domicile. 

Une opticienne cantalienne présente une série de montures, en plein air.
Adaptée au monde rural, l’entreprise sise à la campagne se déplace aussi chez les clients, particulièrement pratique pour les personnes âgées. 
© Renaud Saint-André

Géraldine Sanchez est une opticienne qui sort des sentiers battus. Même si, pour se rendre à son atelier “Les Mirettes”, le visiteur emprunte de toutes petites routes de campagne ; celles qui conduisent jusqu’à un ancien relais de poste au lieu dit Bancarel, sur la commune de Saint-Santin-de-Maurs.  

Après plus de 20 ans passés aux Optiques mutualistes d’Aurillac, son projet va bien au-delà de la simple vente de montures équipées. D’abord, très sensible à l’environnement, elle ne propose que des montures reconditionnées ; des secondes mains en parfait état, désinfectées, vérifiées, restaurées si besoin(1). 

“Pour l’heure, les montures recontionnées ne sont pas encore remboursées(2), mais de grandes marques à petit prix, ça se calcule”, tient à préciser Géraldine Sanchez qui dispose de près de 500 modèles différents.  

Partenariat 

Dans sa petite boutique fraîchement installée, elle propose aussi une cinquantaine de montures solaires neuves, le nécessaire pour nettoyer (avec notamment des sprays rechargeables, “économiques et écologiques”), des accessoires et même  quelques bijoux colorés qu’elle confectionne, dont des chaînes pour garder les lunettes autour du cou. Mais la singularité des Mirettes ne s’arrête pas là : c’est aussi un service d’optique à domicile, dans un rayon de 20  à 30 km. Titulaire d’un CAP-BEP “monteur-vendeur en lunetterie”, Géraldine n’a cependant pas le précieux sésame qui l’autorise à des examens de contrôles de vue. C’est pourquoi elle travaille en partenariat avec l’Atelier d’Alexandre à Maurs, où Alexandre Buet peut les réaliser. Une complémentarité que l’on retrouve aussi, par exemple, au moment d’ajuster les verres aux montures. 

A contrario, elle réalise pour les deux entreprises des travaux de soudures fines, y compris du titane. Pour les tâches courantes, comme les mesures, les réglages, etc., Géraldine Sanchez apporte son propre matériel directement chez ses clients. Pour un achat, avec prise en compte du remboursement des verres et d’une possible prise en charge d’une complémentaire santé, elle recontacte le client par téléphone, après calcul.  

En boutique ou à domicile 

“Que ce soit en boutique ou à domicile, le plus simple est de commencer par prendre rendez-vous”, conseille la jeune patronne  (voir ses coordonnées ci-dessous). Lors d’un premier contact, l’opticienne s’enquiert du service recherché et/ou du style de montures souhaité : classiques, neutres ou fantaisie...  En fonction, elle prend avec elle une vingtaine de montures à essayer.  En boutique, son tout premier client fut un agriculteur. “Un voisin qui n’a eu besoin ni de se changer, ni de faire des kilomètres pour trouver son bonheur”, sourit Géraldine. À domicile, c’est une personne en fauteuil roulant qui a particulièrement apprécié les services de la jeune entrepreneuse. À noter qu’elle est prête à assurer des permanences dans les maisons de retraite, les mairies ou autres, comme elle le fait déjà chaque jeudi matin, au salon de coiffure “Chez Sophie”, à Saint-Santin.    

Les Mirettes de Géraldine Sanchez, à Bancarel de Saint-Santin-de-Maurs : 06 07 31 24 23 ou lesmirettes1215@gmail.com

(1) Si la monture est trop abîmée, elle est démontée pour alimenter un stock de pièces détachées.  
(2) Un projet de loi est en pourparler pour le remboursement de montures d’occasion.

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