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En vidéo : Limagrain toujours en pointe sur la recherche

Qui sème l'innovation récolte la croissance. Dans un contexte monétaire et géopolitique compliqué, le groupe auvergnat Limagrain affiche une santé de fer, avec un chiffre d'affaires frôlant les deux milliards d'euros.

Jean-Yves Foucault et Daniel Chéron, respectivement président et directeur général de Limagrain.
Jean-Yves Foucault et Daniel Chéron, respectivement président et directeur général de Limagrain.
© PAMAC

Nouvelle année exceptionnelle pour la coopérative semencière Limagrain, qui au 30 juin 2014 peut s'enorgueillir d'avoir réalisé « le deuxième meilleur résultat de son histoire », comme l'a rappelé Daniel Chéron, directeur général à l'occasion d'une conférence de presse, organisée en début de semaine. Le chiffre d'affaires de 1,969 milliard d'euros progresse de 1,5% par rapport à l'exercice précédent. Le résultat net atteint 97 millions d'euros. Une performance économique qui, selon le président Jean-Yves Foucault, ne doit rien au hasard, «elle est le fruit d'une stratégie pertinente. Nous avons su trouver les chemins pour nous assurer une croissance sur les marchés».

Les potagères grossissent

Dans le détail, toutes les branches d'activité bénéficient d'une dynamique ascendante. Limagrain continue de gagner des parts de marché en Europe et sur les autres continents en «semences et grandes cultures». En semences potagères, le groupe a fortement progressé, ce qui le place de plus en plus proche du géant Monsanto. Le secteur de la boulangerie-pâtisserie avec l'alliance Jacquet-Brossard est aussi en expansion de l'ordre de + de 4%. Les produits céréaliers s'affirment d'ailleurs de plus en plus comme un pilier majeur des activités de la coopérative.

De l'amont à l'aval, le dénominateur commun des activités reste l'investissement. Le groupe y consacre en moyenne chaque année 200 millions d'euros, soit 13,5% de son chiffre d'affaires professionnel. « La capacité pour le groupe de proposer des produits innovants et de qualité passe par la recherche. C'est essentiel pour conquérir de nouveaux marchés», a insisté Jean-Yves Foucault. C'est bel et bien parce que le groupe a su garder un coup d'avance, que cette année, par exemple, ses ventes de semences de maïs ont progressé de 7% en Europe dans un contexte de marché stable. Aujourd'hui, Limagrain ambitionne d'augmenter son chiffre d'affaires hors Europe(1). Brésil, Argentine, Russie, Ukraine, Inde, sud-est asiatique, Afrique constituent autant de territoires à conquérir pour le géant auvergnat.

1 350 emplois créés en France en 6 ans

Ces envies d'ailleurs ne font pas oublier au groupe qu'il est profondément d'ici. «Nos racines sont en Auvergne, là où vivent et travaillent les agriculteurs adhérents de la coopérative», a résumé Jean-Yves Foucault.

«Pour consolider notre développement à l'international, on a besoin de créer de l'emploi sur notre territoire », a insisté Daniel Chéron. En six ans, Limagrain devrait recruter 1 350 nouveaux salariés en France. A long terme, il s'agit pour la coopérative de poursuivre un développement équilibré entre le local et l'international. En 2014, en mettant sur le marché mondial 500 nouvelles variétés de semences, en commercialisant sept nouveaux produits Jacquet-Brossard, et en créant cinq nouveaux ingrédients céréaliers... Limagrain joue résolument la carte de l'innovation, avec à la clé l'espoir de s'imposer durablement comme un acteur référent sur les marchés des semences et des produits céréaliers.

(1) Actuellement, le groupe réalise 31% de son chiffre d'affaires en France, 64% en Europe, 23% en Amérique, 7% en Asie et Pacifique et 6% en Afrique et au Moyen-Orient.

Sur la question des OGM

 

Interrogé sur les recherches sur les OGM menées par le groupe Limagrain, son président a indiqué que «la coopérative respectait évidemment la réglementation».

Par ailleurs, Jean-Yves Foucault a insisté sur «la nécessité de bien comprendre l'intime du vivant ». Et d'estimer que «sur certains sujets, les OGM apporteront une solution mais peut-être pas sur tous ». Le préalable se situe selon lui d'abord et avant tout dans la compréhension : « il faut regarder comment ça marche et peut-être après découvrir d'autres pistes ». Aujourd'hui, 10% des 1,5 milliard d'hectares de terres arables au monde sont cultivées avec des semences génétiquement modifiées. Ces 175 millions d'hectares génèrent à eux seuls un peu plus de la moitié des 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires du marché mondial des semences.

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