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Les moissons commencent avec 10 jours d'avance en Auvergne

Les moissons ont débuté dans toute l'Auvergne. Les fortes chaleurs des 15 derniers jours de juin ont amené les orges, les colzas et les blés à maturation avec une dizaine de jours d'avance. 

Les moissons battent leur plein en Auvergne avec 10 jours d'avance, en réponse à l'épisode caniculaire de juin qui a accéléré la maturation des céréales.
Les moissons battent leur plein en Auvergne avec 10 jours d'avance, en réponse à l'épisode caniculaire de juin qui a accéléré la maturation des céréales.
© MélodieComte

Qui aurait cru, l'automne dernier, lorsqu’il fallait jongler entre les averses une fois de plus pour implanter les céréales, que la moisson serait si rapide. La canicule précoce de juin a fait rapidement évoluer la maturation des céréales. Les moissons battent leur plein, avec des premiers résultats moyens. 

Allier : de bons rendements en blés et orges d'hiver

Mi-août 2024, les moissons à peine terminées, une bonne partie des colzas ont été semés. Les plus chanceux ont pu profiter d’orages dans les jours qui ont suivi, ce qui a permis une belle levée régulière. Les autres ont dû attendre, les semis se sont ensuite étalés jusqu’au 25 septembre. Tout cela provoquant des développements culturaux bien différents tout au long de la campagne. Les ravageurs, bien présents, ont fragilisé les colzas semés tardivement. Malgré cela, la culture est la première bonne surprise de ces moissons, avec des rendements satisfaisants. 

La fourchette va de 25 quintaux par hectare (q/ha), pour les parcelles hydromorphes et les semis tardifs, à 40 q/ha, avec dans l’ensemble de bonnes moyennes.

Deuxième bonne surprise des moissons en cours, les orges d’hiver affichent dans l’ensemble de bons rendements. Elles n’ont pas souffert de la sécheresse relative de la fin de printemps. Il y a quelques grosses déceptions dans les terres légères, avec des rendements ne dépassant guère 50 q/ha, mais les meilleures parcelles atteignent 85 q/ha.

Les moissons sont en cours pour les blés et les triticales. S’il n’est pas possible d’annoncer de chiffres avec certitude, les premiers rendements sont rassurants. Les dégâts liés à la grêle et à la verse sont localement importants, mais ne joueront pas significativement sur les rendements moyens. Sur les blés et les triticales, il faut s’attendre à des résultats très variables (comme tous les ans), en fonction des réserves hydriques des sols qui auront compensé plus ou moins la pluviométrie capricieuse du printemps. Mais de façon générale, la qualité est au rendez-vous avec des Poids Spécifiques (PS) de très bons niveaux et des taux protéiques a minima très convenables.

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Les parcelles semées tard en Sologne Bocage et sensibles à l’excès d’eau sont dans le bas de la fourchette, avec des rendements de 40 à 55 q/ha. Mais dans cette même région, les parcelles saines tournent autour de 60 q/ha. Quant aux blés irrigués de Sologne, ils dépassent facilement les 70 q/ha.

Dans les argilo-calcaires, les rendements sont bons à très bons, certaines parcelles atteignent les 100 q/ha, sans perte de qualité.

La pression sanitaire sur les céréales a été dans l’ensemble faible à modérée, facile à contrôler à des coûts modérés. Mais les conditions météo, combinées à la présence importante de graminées, notamment de vulpins dans les cultures, ont favorisé une présence parfois importante d’ergot du seigle dans le triticale, et aussi, dans une moindre mesure, dans le blé

Une forte infestation par l’ergot peut conduire les céréales à être impropres à la consommation.

Si les cultures d’automne semblent donc sorties d’affaire, il risque d’en être tout autrement pour les cultures de printemps en l’absence de retour très rapide des pluies.

Haute-Loire : les blés et triticales portent les traces de l'échaudage

Les parcelles d'orges ont été récoltées il y a 15 jours en zone de plaine (secteur de Brioude). Au-delà de 800 m d’altitude, les moissons démarrent ou vont démarrer cette semaine. Cette culture, qui a évité l’échaudage, devrait tirer son épingle du jeu en termes de quantité et de qualité. Cette année, la Haute-Loire bat des records de précocité avec une culture d’orge qui présente une avance de 15 jours par rapport à la moyenne.

En blé et triticale, les moissons sont en cours en zone de plaine. À plus haute altitude, les récoltes devraient intervenir d'ici 15 à 20 jours. Les deux céréales ont été victimes de l’échaudage, ce qui a donné de petits grains mal remplis en fin de cycle. Les niveaux de rendement seront communiqués au mois d’août.

Puy-de-Dôme : les parcelles précoces ont de meilleurs rendements que les tardives 

La moisson des orges est terminée dans le département, avec un bon niveau de rendement. « On enregistre entre 70 et 90 q en Limagne nord et environ 60 q en Limagne sud, dans les terres plus légères » précise Frédéric Moigny, conseiller agronomie à la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme. Le colza a également été récolté mais n'a offert que des rendements moyens avec 35 q/ha dans les terres les plus lourdes du nord de la plaine. 

Avec plus de 10 jours d'avance, la moisson des blés a démarré la semaine dernière dans le sud Limagne. Les premiers rendements sont décevants avec une moyenne de 50 q/ha pour l'instant. La canicule de juin a entraîné un échaudage important sur la céréale

« Les grains n'ont pas eu le temps de se remplir avant de mûrir. » 

Le conseiller estime à cette heure qu'environ 10 q/ha ont ainsi été perdus notamment dans les terres séchantes. Les blés semés précocement semblent avoir échappé au coup de chaud mais les parcelles dans ce cas sont peu nombreuses en Limagne. « L'automne avait été piégeux. Un certain nombre d'agriculteurs avaient été obligés de décaler les semis en raison des conditions humides. » L'échaudage a surtout un effet sur le rendement, sans impacter toutefois le PS, « hormis dans les cas extrêmes ». En revanche, il a tendance à concentrer les protéines à l'intérieur du grain. La qualité des blés ne devrait donc pas être atteinte. 

Le département est cependant concerné par une problématique d'ergot. « Il est assez présent dans certaines parcelles. Le développement de cette maladie est lié à l'enherbement des cultures. »

Ce lundi 7 juillet, environ « un tiers des récoltes » de blés ont été réalisées en Limagne puydômoises. Il faudra attendre la fin de la campagne pour avoir des résultats précis. 

 

 

 

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