Aller au contenu principal

Emploi : Salariés et employeurs agricoles ont signé leur convention le 23 novembre

La loi prévoit une mutuelle collective obligatoire pour tous les salarié dès le 1er janvier 2016.

Christian Gouy, responsable de la Commission Emploi de la FDSEA de Haute-Loire.
Christian Gouy, responsable de la Commission Emploi de la FDSEA de Haute-Loire.
© HLP

Le 23 novembre dernier, a été signée une convention entre employeurs et salariés de production pour la mutuelle obligatoire. Quels sont les termes de cette convention ?

Christian Gouy, responsable de la Commission Emploi de la FDSEA 43 : Il existait déjà une mutuelle obligatoire qui avait été négociée et instituée en 2010, et ce parce qu’un des soucis principaux des employeurs, c’est la protection des salariés. C’était une demande commune des employeurs et des salariés au vu de leur situation : travail en extérieur, avec du matériel… Et de l’avis de tous, c’était une bonne mutuelle.Mais l’accord signé le 23 novembre fait suite à l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, transposé dans la Loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi ; accord  qui stipule que tout salarié doit être couvert par une mutuelle santé collective qui sera obligatoirement financée à 50 % (minimum) par son entreprise, et qui devra proposer un «panier minimal de soins».Cette nouvelle convention répond donc à ce cahier des charges imposé par la loi.


Comment se sont déroulées les négociations ?

C.G. : Nous avons, sur les départements de la Haute-Loire et de la Lozère, conduit en commun des négociations avec les organisations professionnelles em-ployeurs de salariés de la production et tous les syndicats de salariés. Notre souhait était de maintenir un niveau de garanties au moins égal à celui du contrat précédent et donc supérieur au cahier des charges national, et de privilégier la proximité et le guichet unique avec l’organisme de mutuelle.Tout cela, on l’avait avec Mutualia et on était content. On a donc procéder, dans le cadre de ces négociations, à une mise à jour pour respecter le cahier des charges imposé tout en gardant les «+» d’avant. Et en sus, nous voulions maintenir un tarif attractif. Avec 500 salariés équivalent temps plein sur le 43 et le 48, nous avons pu obtenir un contrat intéressant.


Vous êtes donc arrivés à un accord signé par tous ?

C.G. : Oui, nous sommes arrivés à un accord avec tous les syndicats salariés, ce qui est rare.Avant, nous avions choisi un partenaire qui était donc imposé. Aujourd’hui, nous n’imposons rien aux employeurs, mais nous avons labellisé un partenaire, Mutualia, qui répond aux attentes des employeurs comme des salariés. Il garantit une proximité, un guichet unique avec la MSA, une simplicité administrative, un prix attractif et un suivi annuel… Après la signature de cet accord, les employeurs peuvent néanmoins opter pour un autre partenaire, mais il devra proposer des garanties a minima équivalentes à celles de notre partenaire labellisé.

 

Quand s’applique cet accord et pour qui ?

C.G. : Cet accord s’applique au 1er janvier 2016 comme le veut la loi, et c’est pour cela que nous avons dû mener rapidement les négociations. Il concerne tous les employeurs de salariés de la production : des agriculteurs, des sociétés agricoles (GAEC, EARL, Sarl…), des groupements d’employeurs, des Cuma, des pépinièristes, des horticulteurs, des maraîchers… Notons que pour l’instant, nous sommes dans l’attente d’une validation nationale de cet accord.


Cette mutuelle obligatoire prise en charge à 50 % par l’employeur a un coût pour l’employeur ?

C.G. : Oui, ça rajoute un coût supplémentaire à l’employeur, même si nous avons essayé de limiter cette charge.Mais, dans le milieu agricole on a et on aura besoin de salariés agricoles, de l’ordre de 60 à 70 par an. Et un des arguments qui pourra inciter des jeunes à venir dans ce secteur, c’est peut-être la protection sociale…


Propos recueillis par Suzanne Marion

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Sodiaal et surproduction laitière : « notre priorité reste la stabilité du prix pour nos sociétaires »

Retour sur une année 2025 marquée par une collecte en demi-teinte et des perspectives 2026 sous tension. Entretien avec Jérôme…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La miss Montbéliarde 2026 est et restera Ultima du gaec Negron.
Les journées laitières : un rendez-vous incontournable pour les éleveurs

Éleveurs, techniciens, partenaires de la filière et un large public sont venus admirer les plus beaux spécimens de chaque race…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière