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EMPLOI. La FN CUMA veut lutter contre les idées reçues

Cet été et pour la première fois de son histoire la FNCUMA lance une campagne de communication nationale.

Fabrice Casterra, qu'est-ce qui a conduit les Cuma à mettre en place cette campagne de communication nationale

FC. On se disait depuis longtemps qu'il nous fallait communiquer davantage même si dans certains départements il y a déjà des initiatives et des actions en place. Depuis quelques mois, des études ont été menées dans plusieurs départements sous forme de sondage. Il s'agissait de recueillir auprès des adhérents, des membres des OPA, des collectivités leur point de vue sur les CUMA. Nous avons été surpris car de nombreuses personnes ne connaissaient pas l'existence des Cuma en particulier dans les organismes qui gravitent autour de l'agriculture. L'autre constat, c'est que la communication sur l'agriculture est souvent négative y compris sur les Cuma : on ne parle que de matériel cassé ! C'était le bon moment pour une campagne de communication afin de rompre avec ces préjugés. L'idée c'était aussi de s'appuyer sur notre réseau national pour tirer tous dans le même sens et à la même vitesse.

Quels étaient les sujets qu'il vous semblait important d'aborder et pourquoi ?

FC. Dans la campagne, nous abordons cinq thèmes sur lesquels nous entendons beaucoup d'idées reçues : l'aspect économie, l'installation, la solidarité, l'innovation et les services. Tous les a priori négatifs sur ces sujets sont démontés sur plusieurs supports : affiches, vidéos, réseaux sociaux. Nous voulons rendre les CUMA plus attractives, mettre l'accent sur le travail de groupe qui est l'essence même de la CUMA. Bien sûr, l'argument n°1 lors de l'adhésion à une CUMA c'est réduire ses charges de mécanisation mais une Cuma va au-delà. Le côté relationnel est très important car on peut être parfois très isolé sur une exploitation. En travaillant ensemble, on partage nos expériences, on se remet en cause. On s'essaie à de nouvelles pratiques, techniques. On a la possibilité d'utiliser des technologies qui seraient inaccessibles à titre individuelles car trop coûteuses. On échange entre générations, entre pairs et c'est parfois plus aisé qu'avec son conseiller agricole. En outre, ce travail de groupe tel qu'on le vit est plutôt vue positivement par la société je crois.

Qu'attendez-vous de cette campagne ?

FC. Au-delà de redonner une imagine positive aux Cuma, la volonté c'est de promouvoir les métiers de l'agriculture, et de toucher aussi les étudiants. On ne s'arrêtera pas là ! Nous voulons trouver de nouvelles idées pour encourager les gens à nous rejoindre, des parrainages par exemple. Nous venons d'élire un nouveau président national qui a la volonté de faire tomber des barrières. Nous avons beaucoup d'actions et de travail en perspective car le cadre des Cuma est large : transformation, vente directe, ...

Retrouvez le témoignage de Fabrice Casterra et de trois autres adhérents de Cuma sur YouTube https://www.youtube.com/user/reseauCUMA

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