Emploi-Formation : Sécuriser l’humain pour préparer l’agriculture de demain
À l’occasion de la tournée régionale « Emploi-Formation » organisée le 14 janvier 2026 à Bruges, la FNSEA et ses élus ont présenté un état des lieux de l’emploi agricole en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que les priorités syndicales pour les années à venir. Cette rencontre a permis de croiser les enjeux nationaux avec les réalités régionales, tout en mettant en lumière les avancées obtenues et les défis à relever pour sécuriser les parcours professionnels.
À l’occasion de la tournée régionale « Emploi-Formation » organisée le 14 janvier 2026 à Bruges, la FNSEA et ses élus ont présenté un état des lieux de l’emploi agricole en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que les priorités syndicales pour les années à venir. Cette rencontre a permis de croiser les enjeux nationaux avec les réalités régionales, tout en mettant en lumière les avancées obtenues et les défis à relever pour sécuriser les parcours professionnels.
Trois priorités : compétitivité, compétences, attractivité
La stratégie Emploi-Formation portée par la FNSEA repose sur trois piliers essentiels :
- La compétitivité passe par la maîtrise du coût du travail, notamment grâce au dispositif TODE, indispensable au maintien de l’emploi dans les exploitations. Sa pérennité reste un enjeu majeur dans un contexte budgétaire contraint.
- Le développement des compétences est au cœur des mutations agricoles. Face aux évolutions technologiques, climatiques et réglementaires, la formation professionnelle, l’apprentissage et la certification des compétences sont des leviers incontournables pour accompagner les exploitations. Cette dynamique s’appuie sur les outils du paritarisme agricole (MSA, OCAPIAT, AGRICA, ANEFA).
- L’attractivité des métiers agricoles demeure un défis central. Elle repose sur :
- L’amélioration du cadre conventionnel,
- La qualité de vie au travail,
- La valorisation des métiers, afin d’attirer et de fidéliser les salariés.
La Nouvelle-Aquitaine, première région de l’emploi agricole
Malgré un contexte tendu, la Nouvelle-Aquitaine conserve une place majeure dans l’économie agricole nationale, avec un tissu d’emplois dense et diversifié, porté par des filières fortes comme :
- La viticulture,
- Les cultures spécialisées,
- L’élevage.
Chiffres clés de l’Emploi agricole en Nouvelle-Aquitaine (2024)
‐ 4,4 % de l’emploi régional relève de l’agriculture
‐ Agriculture : 1er employeur dans 26 % des communes
‐ 157 600 salariés employés en 2024
‐ 18 600 établissements employeurs
‐ 38,7 % de femmes parmi les salariés
‐ 37 % des salariés ont moins de 30 ans
‐ 1,47 milliard d’euros de masse salariale
‐ Viticulture : 61 200 salariés (1ʳᵉ région française)
‐ Cultures spécialisées : 33 000 salariés
‐ Grandes cultures / Polyculture-élevage : 25 600 salariés
‐ Élevage : 10 000 salariés
Des besoins RH toujours marqués
Les enquêtes de l’Observatoire emploi-formation de la FNSEA confirment des pratiques de recrutement largement informelles, avec un fort recours :
- Au bouche-à-oreille,
- Aux prestataires.
L’agriculture reste un tissu de très petites entreprises, avec des besoins importants en :
- Accompagnement RH,
- Montée en compétences, tant pour les salariés que pour les employeurs.
Des avancées syndicales et une actualité régionale majeure
La FNSEA a obtenu plusieurs avancées significatives :
- Pérennisation du TODE,
- Renforcement du dialogue social,
- Consolidation des outils paritaires.
Pour 2026, les priorités portent sur :
- La formation,
- L’attractivité,
- La coopération avec France Travail.
Autre fait marquant : l’entrée en vigueur, au 1ᵉʳ janvier 2026, de l’accord régional Inaptitude en Nouvelle-Aquitaine. Il instaure un fonds mutualisé permettant de prendre en charge jusqu’à 75 % des coûts liés à un licenciement pour inaptitude professionnelle, tout en renforçant les actions de prévention et de maintien dans l’emploi.
Conclusion
Pilier économique et social de la région, l’emploi agricole en Nouvelle-Aquitaine doit être consolidé et accompagné. Formation, attractivité et sécurisation des parcours restent des leviers essentiels pour préparer l’agriculture aux transformations à venir et renforcer l’humain au cœur des exploitations.