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Eleveurs du pays Vert
Embellie sur le marché du gras, difficulté sur le maigre

La coopérative a réorganisé le marché de l’export pour améliorer sa compétitivité et relever les défis de demain.

Une trentaine de personnes a assisté à l’assemblée générale à Saint-Paulien.
Une trentaine de personnes a assisté à l’assemblée générale à Saint-Paulien.
© HLP

La section Haute-Loire de la société coopérative agricole des Eleveurs du Pays Vert, structure adhérente de l’Union Altitude, s’est réunie vendredi 8 février à Saint-Paulien. Le président Julien Fau, les administrateurs Anne-Marie Rouchon et Bruno Ramousse, le directeur Xavier Bel, et le technicien Développement Haute-Loire Thierry Chiroux, ont présenté l’activité et les orientations de la coopérative.

« Il y a de la place pour ceux qui veulent produire »
L’année passée, les responsables de la coopérative affichaient leur optimisme concernant la progression des cours des animaux. 2012 a confirmé cette tendance. «Les cours ont rarement été aussi hauts.» Sur le marché du gras, c’est la moindre disponibilité des animaux suite à une forte décapitalisation sur 2010 et 2011 qui a amené cette situation, ainsi qu’une forte demande sur les nouveaux marchés export. «Tous les abattoirs courent après les animaux... et ce n’est sans doute pas fini. De mémoire de technicien, nous n’avions jamais vu cela.» Les responsables de la coopérative ont néanmoins nuancé cette embellie par la forte augmentation des charges qui «n’a malheureusement pas amélioré les trésoreries des exploitations.»
Cette moindre disponibilité des animaux devrait entraîner une très forte restructuration du paysage des abattoirs français en 2013. «Même si la ressource de notre filière en animaux de boucherie risque de rester fragile, il faut rester positif, car à plus long terme et plus loin que notre seul marché national, la demande de viande va rester une réalité. Il y a donc de la place pour ceux qui voudrait produire !
Sur le marché du maigre, la situation est plus compliquée. La hausse des cours a explosé au début de l’été 2012 pour retomber très fortement sur les 3 derniers mois de l’année. Les responsables ont commenté cette situation estivale par une «bulle économique» qui a explosé en plein vol en raison de mises en faillite d’abattoirs.
Autre point noir, la filière d’engraissement italienne, principal client de la coopérative, est en très grande difficulté avec une diminution du nombre d’élevages et de la consommation, et du transfert d’activité des élevages vers les énergies vertes.

Relever les défis
La coopérative a décidé de mettre fin à l’aventure de Calexport en rejoignant Deltagro le 1er juillet 2012. Xavier Bel a expliqué que le pool Sofrelim allait rapidement les rejoindre. «Ainsi nous allons créer la 1ère structure française d’exportation qui pèsera pour 220 000 têtes. L’idée n’est pas d’être plus gros mais bien d’être plus forts.»
Sur le marché des broutards, le combat est rude «et souvent économique déraisonné et déraisonnable. S’il faut résister, nous résisterons même si nous considérons qu’à l’heure où nos filières sont en plein mutation, il est regrettable de ne pas savoir construire...»

Chiffres Haute-Loire
Xavier Bel a indiqué que la section Haute-Loire comprenait 300 éleveurs dont 150 en apport total. Le département reste une petite zone de production avec 5 331bovins sur les 81 873 collectés par la coopérative. Cette collecte concerne essentiellement les broutards (1818) destinés à être engraissés en Italie, les bovins de boucherie (1761) qui partent aux abattoirs d’Aurillac et de Saint-Etienne et les veaux naissants (1420) qui partent dans des ateliers d’engraissement en France.

Xavier Riffard

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