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Élevage et innovation : une complémentarité nécessaire pour la durabilité des systèmes

Dans le cadre du plan de mutation de l’agriculture corrézienne, la Chambre d’Agriculture accompagne l’innovation numérique en élevage.

© réussir.fr

Aujourd’hui plus que jamais l’élevage est à la croisée des chemins, ce secteur est confronté à de nombreux défis auxquels il doit faire face rapidement sans y être forcément préparé. Les nouvelles technologies de l’élevage, que l’on peut nommer sous le terme d’élevage de précision, sont souvent présentées comme une solution offerte pour assurer une transition vers des systèmes de production plus durables

 

En effet, face aux enjeux de sécurité alimentaire, de changements climatiques et environnementaux, le numérique est souvent cité comme un levier pour accélérer l’évolution de l’agriculture, au bénéfice des agriculteurs, de l’environnement, des consommateurs et de la société de manière plus générale. Il s’agit de construire une agriculture numérique socle de modes de production et de consommation responsable, adaptée à la diversité des agricultures et des agriculteurs. L’agroécologie, notamment en élevage, se base sur la gestion intégrée de la santé, une amélioration de l’efficacité des cycles, l’utilisation de la diversité des animaux, un respect de cette diversité, une intégration de l’élevage dans son écosystème. Tout ce qui peut aider les animaux à garantir leur bien-être. Tout cela peut permettre d’améliorer, et d’avoir des interventions moindres mais plus précises, ainsi qu’au niveau environnemental, permettre une meilleure gestion des ressources. 

 

Le renouvellement des générations, l’attractivité du métier est une question centrale pour l’élevage de demain. L’augmentation de la taille des structures, des troupeaux, la baisse de main d’œuvre, et une demande importante d’investissement de capitaux freinent la reprise des exploitations. L’apport des nouvelles technologies modernise le regard de la nouvelle génération sur le métier d’éleveur. Certains outils ne demandent pas d’investissements importants, mais apportent une plus-value tels que ceux liés au monitoring : détecteurs de chaleurs ou de vêlage, capteurs de rumination, thermomètres connectés, boucles électroniques… Ils apportent un gain en confort, et temps de travail, ainsi qu’une amélioration des performances d’élevage.

Enfin, l’animal connecté peut poser des questions d’éthique, mais il ne faut pas opposer le Bien-être animal et le numérique car ils sont complémentaires. Le numérique apporte des solutions. Le rôle de ces nouvelles technologies est à la fois pour mieux comprendre les animaux, leurs rythmes, leurs comportements, leurs besoins. Il servira à mieux mesurer et donc à améliorer. Le numérique ne se substitue pas à l’homme, mais il vient bien en complément, afin de préserver l’interaction homme/animal.  

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