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Edith et Guido souhaite passer la main

Transmission : Installé en France depuis 1997, à l'Ouest du département, sur la commune de Haut-Bocage, le couple suisse souhaite céder son exploitation et trouver un jeune capable de relever le défi et poursuivre le travail accompli.

Edith et Guido Rechsteiner
Edith et Guido Rechsteiner
© AA03

Edith et Guido souhaitent passer la main

Auparavant agriculteurs en Suisse, Edith et Guido Rechsteiner avaient décidé, à la fin des années 1990, de quitter leur pays d'origine pour rejoindre leur pays de coeur, la France. Après plusieurs visites d'exploitations, c'est en Bourbonnais qu'ils ont trouvé leur bonheur. C'est en janvier 1997 qu'ils s'installent au sein de la ferme laitière de Vérigny, à Maillet, commune qui a rejoint, depuis quelques années ses voisines, pour ne former plus qu'une sous le nom de Haut-Bocage.Une exploitation avec un cheptel bovin lait avec vente en laiterie qu'ils ont énormément modernisé depuis comme ils nous l'expliquent : « Depuis notre installation, nous avons amélioré le foncier et augmenté le potentiel de production de celui-ci. Au cours des années 2003 et 2004, nous avons construit une stabulation libre avec une salle de traite et une laiterie moderne. À ce jour, notre cheptel compte cinquante vaches laitières ».

Trouver un repreneur

Le couple s'est très bien intégré sur le territoire et y a, depuis, fondé une famille composée de quatre enfants. Ils souhaitent désormais prétendre à leurs droits à la retraite en 2023 : « Nous avons travaillé dur, pendant des années sur cette exploitation. Nous souhaitons désormais pouvoir profiter de nos petits-enfants. Notre avenir, nous ne le voyons qu'ici, en France, et c'est dans ce sens que nous avons décidé de nous installer définitivement sur la commune ». Et leurs quatre filles, même si certaines sont dans le milieu agricole, ne souhaitent pas reprendre l'affaire familiale.

Ils décident alors de vendre : « Nous souhaitons trouver une repreneur qui pourrait nous acheter les bâtiments agricoles et la maison d'habitation. Le foncier, dont nous sommes également propriétaires peut également être vendu mais, si le futur repreneur ne pouvait pas, nous sommes prêts à le louer par la signature d'un bail rural ».

Être accompagné

Ils se sont donc tournés vers la Chambre d'agriculture de l'Allier pour trouver une solution en prenant contact avec le conseiller transmission dès décembre 2012.

Une retraite qu'ils ont préparée, plusieurs années en amont, en participant, dès 2016, à une formation proposée par la Chambre d'agriculture « Réussir la transmission de son exploitation ».

Une formation dont le contenu nous est détaillé par Paul Abouling, conseiller transmission : « Elle comprend un volet social et fiscal mais aussi humain afin de bâtir un projet de vie en accord avec ses aspirations et ses convictions personnelles ». Suivra un second rendez-vous au Point Accueil Transmission, également animé par la Chambre d'agriculture.

Réalisation d'un audit

L'étape suivante, c'est la Chambre d'agriculture qui l'a réalisé à travers un audit-transmission pour connaître le potentiel de reprise de cette exploitation, de définir des valeurs de cession, patrimoniale et économique et, in fine, de définir une offre de cession.

Signature d'un mandat et mise en ligne de l'offre

Fort de ces expériences, de ces évaluations, cette offre de cession est devenue réalité à travers la signature d'un mandat de recherche de preneur avec la Chambre d'agriculture mais aussi grâce à la publication d'une offre de cession sur le site internet répertoireinstallation.com.

Sébastien Joly

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