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Échanges fructueux entre jeunes agriculteurs français et polonais

Le groupe lait des Jeunes Agriculteurs Auvergne-Rhône-Alpes participe régulièrement à des échanges internationaux avec la Pologne.

La délégation a visité plusieurs laiteries.
La délégation a visité plusieurs laiteries.
© JA Aura

Au mois de décembre, quatre jeunes agriculteurs installés en Auvergne-Rhône-Alpes et leur animatrice ont eu la chance de découvrir l'agriculture polonaise dans la région de Malopolska. Initié par la Chambre régionale d'agriculture de Rhône-Alpes, le partenariat entre les agriculteurs français et polonais a été repris en 2017 par les Jeunes agriculteurs d'Auvergne-Rhône-Alpes. Mi-décembre, la délégation française composée de Bertrand Palais, Laura Budillon-Rabatel, Nicolas Lenoir, Fabrice Gilardon et Anaïs Mager a été reçue par les responsables de la Chambre d'agriculture locale. Au programme : visite de laiteries, d'exploitations agricoles avec ou sans vente directe, d'une coopérative de fruits, d'une brasserie ainsi qu'une ferme dans une abbaye de pères cisterciens, d'une ferme piscicole, d'une mine à sel... Sans oublier les moments d'échanges et de convivialité avec les responsables de la chambre d'agriculture. La coopération, financée par la région Auvergne-Rhône-Alpes, porte essentiellement sur des échanges sur la production laitière, sur l'intérêt de trouver des points de convergence sur la prochaine PAC, et sur le développement et l'organisation d'un réseau de jeunes, comparable à une structure syndicale telle que JA.
Installation- transmission : tout à construire
La région de Malopolska, baptisée « Petite Pologne » est située au sud de la Pologne, près de la frontière avec la Slovaquie et la République tchèque. Au niveau agricole, la « Petite Pologne », territoire de montagne, se caractérise par des exploitations de petite taille (2,5 à 4 ha et 33 % des fermes entre 1 et 2 ha). Seulement un quart de ces exploitations tirent un revenu uniquement de leur activité agricole. La pluriactivité est par conséquent une nécessité économique et dans ces conditions, le tourisme à la ferme constitue un débouché non négligeable pour de nombreux petits exploitants. « Les producteurs laitiers détenteurs de quatre vaches y sont nombreux. Parallèlement, de plus grosses exploitations se développent, leurs structures sont comparables à celles que l'ont peut rencontrer en France », précise Anaïs Mager, animatrice chez JA Auvergne-Rhône-Alpes. Actuellement, les agriculteurs polonais sont très attentifs à l'accord national imminent autorisant la transformation à la ferme. « La valorisation de leur produit est un enjeu majeur tout comme le développement de l'agritourisme ». En matière d'installation, la taille des structures et surtout le prix très élevé du foncier sont plutôt rédhibitoires. Le renouvellement des générations en agriculture n'est pas vraiment travaillé au sein des organisations professionnelles agricoles, ni au sein des entreprises de transformation. Il y a donc un pan essentiel autour de la transmission-installation à exploiter. Le réseau JA français est prêt à apporter son savoir-faire. Au printemps ou à l'automne prochain, il y a fort à parier que ce thème sera au coeur des discussions entre les agriculteurs des deux pays, à l'occasion d'une visite dans la région Auvergne-Rhône-Alpes d'une délégation polonaise, qui profitera de sa présence en France pour découvrir le système d'estives.

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