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Interview
Échanges et perspectives à l’Assemblée générale de la FDPL 63

La FDPL du Puy-de-Dôme organise son Assemblée générale annuelle le 18 mars.

hierry Chirol, le président de la FDPL du Puy-de-Dôme
hierry Chirol, le président de la FDPL du Puy-de-Dôme
© FNSEA63

Thierry Chirol, le président de la FDPL du Puy-de-Dôme, revient sur ce rendez-vous important.


Cette année, où se déroule l’Assemblée générale de la FDPL ?
Nous donnons rendez-vous aux producteurs de lait du département au Gaec de Vareille à St Just pour cette nouvelle Assemblée générale. Ce sera l’occasion de faire un tour d’horizon de l’année passée. Dans un contexte très tendu, nous reviendrons aussi sur  les négociations commerciales 2022 qui auraient dû se terminer au 1er mars. Cependant, et nous en avons encore eu la confirmation cette semaine, ce n’est pas tout à fait le cas. Les échos qui nous sont parvenus indiquent que la forte mobilisation du réseau syndical a ouvert les yeux de la grande distribution et que des hausses auraient été acceptées notamment sur la matière première agricole.  Et c’est une bonne chose !
Allez-vous également aborder la loi Egalim 2 ?
Bien évidemment. Elle devait, par la non-négociabilité de la matière première agricole nous permettre de souffler un peu, d’envisager une juste rémunération. Malheureusement, les augmentations de charges que nous avons subies depuis l’été rendent les augmentations à venir déjà insuffisantes pour couvrir nos frais et ne nous permettront pas de vivre de notre métier. Nous en discuterons ensemble.
Faut-il désormais penser aussi aux conséquences de la guerre  en Ukraine ?
Effectivement, la guerre ukrainienne aux frontières de l’Union Européenne provoque une nouvelle flambée des prix, doublée d’incertitude sur la disponibilité de certains intrants. Notre situation d’éleveurs laitiers est extrêmement préoccupante. Il est absolument indispensable que les pouvoirs publics prennent toutes les mesures nécessaires pour soutenir la filière laitière. Sans verser dans le catastrophisme, si le prix payé aux éleveurs n’est pas suffisant, il est clair que les Français n’auront plus la possibilité d’acheter nos produits laitiers français, car il n’y en aura plus.


Rendez-vous vendredi 18 mars au Gaec de Vareilles, chez Serge et Monique Roiron et Benjamin Cayre, à partir de 13h30.

 

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