Aller au contenu principal

Dynamique de progrès pour la race aubrac

La race poursuit son ascension tant en nombre de vaches que de nouveaux détenteurs. Le syndicat accompagne les éleveurs dans cette dynamique avec ses partenaires techniques que sont l’EDE et l’Union Aubrac.

Beaucoup de voyants sont au vert pour la race aubrac dont la progression témoigne de sa vitalité dans le département du Puy-de-Dôme avec  500 vaches de plus en janvier 2020 et une progression des installations de troupeaux aubrac (+2%) alors que toutes les autres races fléchissent.

Les nombreux participants venus de tout le département ont apprécié l’accueil dans la petite salle des fêtes du village de Bughes chez le  nouveau président Sébastien Laubanie. Ce dernier, qui présidait sa première assemblée générale, a insisté sur le besoin de travailler collectivement  et de mettre en place des moments de convivialité pour que tous se connaissent et progressent ensemble sur des axes techniques et génétiques.

L’aubrac et son talon d’achille : la mortalité !

Certes beaucoup de voyants verts mais aussi un voyant rouge ! Le rapport technique mettait l’accent sur les résultats techniques du troupeau puydômois au travers de la Valorisation IPG (valorisation automatique pour tous les troupeaux aubracs de plus de 15 Vaches et disponible auprès de l’EDE) et des résultats des quelque 70 élevages  adhérents à Conseil Elevage Viande  comparés aux résultats de la France entière.

Un constat alarmant : 1 élevage sur 2 ne maîtrise pas la mortalité qui se situe 8,8 % dont la moitié en mortalité à -2 jours. De même il est observé un poids carcasse chez les vaches de réforme nettement supérieur d’une trentaine de kg (près de 400 kg) à la moyenne nationale ce qui veut dire qu’il y a des vaches très lourdes à fort gabarit qui ne correspondent plus au standard recherché par la race qui préconise 360/380kg. Cet aspect génétique de gabarit explique en partie cette mortalité périnatale d’autant plus que le département étant en forte progression par achat, toute vache codée « aubrac » qui arrive sur le département sert à constituer des cheptels de souche sans trop de sélection. C’est pour cela que l’EDE a mis en place le catalogue  reproducteurs, puis sa version informatique GENETIC BC pour proposer des reproducteurs et en garantir une base de qualité.

Outre l’aspect génétique mis en avant, il y a plusieurs facteurs qui influent sur cette mortalité : l’alimentation et notamment en fin de gestation avec la fabrication d’un bon colostrum. La surveillance et les soins autour du vêlage pour garantir  une bonne prise du colostrum et un bon transfert immunitaire. C’est aussi le logement et l’ambiance des bâtiments qu’il faut maîtriser.

Tous ces aspects sont abordés dans les formules de conseil que l’EDE du Puy-de-Dôme propose aux éleveurs pour les accompagner pour diagnostiquer et réduire cette mortalité.

Deux nouveaux administrateurs

Lors de cette assemblée générale, deux éleveurs ont intégré le Conseil d’administration : Yoan Bony d’Aurières et Cécile Amadon de Pontaumur. Ils sont très représentatifs du profil des éleveurs aubrac du département car ils sont en système mixte Laitier/allaitant. Ils auront mission avec leurs autres collègues administrateurs d’accompagner les activités du syndicat.

Zoom sur…

La mesure du tour de poitrine des veaux naissants est simple et efficace

Le calcul du poids naissance par cette technique est un enjeu très important dans les années à venir. Il permet de suivre l’évolution des gabarits, de l’alimentation en fin de gestation et ainsi éviter les dérives de poids. Mais, utilisé avec une pesée entre 3 et 5 mois, il servira au calcul du Poids à âge type 120 jours. C’est l’indicateur de la valeur laitière des mères, essentiel en race rustique. Il débouchera sur l’édition de l’index valeur laitière qui sera exigé en base de sélection par l’Union aubrac.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Haies : qu'est-ce qui pousse les éleveurs cantaliens à replanter ?

Depuis 2020, près de 75 km de haies ont déjà été replantés dans le Cantal par les agriculteurs, une dizaine d’autres devraient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière