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Du statut de salarié à celui d’associé : la liberté préservée

L’installation en lait dans un cadre associatif reste une bonne façon de partager le coût d’un outil de production performant et modulable. C’est la formule choisie par un jeune éleveur de Touraine, aussi séduit par l’allégement du temps d’astreinte au troupeau.

© Audrey Salgueiro

Christophe Hubert voit enfin son statut professionnel changer à tout juste trente ans. Il lui aura fallu neuf ans pour franchir le pas de l’installation. Un bac pro productions végétales puis un BTSA Acse, la voie agricole était une évidence, d’autant plus que les parents de Christophe sont du métier. Celui-ci vient de s’installer sur une exploitation familiale. Il a choisi avec son cousin d’unir leurs hectares et leur troupeau laitier à celui de son oncle, de sa tante et de ses parents. Sixième membre de cette exploitation atypique, Christophe a pris le temps de peaufiner sa formation et son expérience avant d’intégrer l’élevage. Neuf années de salariat chez un voisin lui ont apporté des atouts supplémentaires comme l’avait fait, avant lui, son cousin Emmanuel. « J’ai toujours eu l’objectif de m’installer, mais pour cela, il faut un minimum de foncier et de référence laitière, relate-t-il. L’opportunité s’est présentée cette année. Mon cousin et moi pouvions intégrer le Gaec familial formé par nos parents respectifs. » Le contexte n’est pas simple et tous deux gardent les pieds sur terre malgré l’enthousiasme d’être son propre patron. « La conjoncture n’est pas favorable en production laitière. Il faut être prudent dans les investissements et les décisions. Être plusieurs dans la société est plutôt rassurant pour moi, nous nous soutenons », explique l’éleveur.
La traite en roto
Située au sud-est de la Touraine, à Orbigny, la ferme est entourée de pâtures vallonnées. Une situation propice à la production laitière comme le prouvent les huit troupeaux encore présents dans la commune. Avec son nom prédestiné à l’élevage, le Gaec de l’Herbagère produit une alimentation à base de maïs ensilage, d’herbe et de blé complémenté avec l’achat de tourteau de colza pour les 91 vaches du Gaec. Le troupeau va s’agrandir d’environ 50 vaches supplémentaires avec l’installation de Christophe et de son cousin. « Accroître le troupeau ne nous posera pas de problème, notre système de traite est évolutif. En 2012, l’exploitation a investi dans un roto de traite. Nous pouvons traire simultanément 24 vaches en une heure, à deux personnes. Quatre-vingt-dix ou 140 animaux, avec la traite en roto, on s’adapte. L’avantage de cet outil, c’est la possibilité d’une évolution de la taille du troupeau », explique le jeune installé.

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 4 février 2016, numéro 1345.

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