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Dossier de la semaine > génétique viande : LA GÉNÉTIQUE BOVINE FRANÇAISE, UN GAGE DE QUALITÉ ET DE RENTABILITÉ

Il existe divers leviers pour améliorer le revenu des éleveurs allaitants, la sélection et l’amélioration génétique en font partie. De récents programmes communs de développement font même figure de révolution dans les schémas de reproduction des animaux. En voici quelques exemples.

Grâce au niveau génétique de son cheptel et au dynamisme de ses filières, la France est un grand pays
d’élevage, au premier rang de l’Union Européenne.
Grâce au niveau génétique de son cheptel et au dynamisme de ses filières, la France est un grand pays
d’élevage, au premier rang de l’Union Européenne.
© RÉUSSIR/S.GRENTE

Avec près de 12 millions de têtes, dont 4,3 millions de vaches, la France possède le cheptel de bovins à viande le plus important de l’Union Européenne. Elle est le berceau de races bouchères spécialisées telles la Charolaise, la Limousine ou la Blonde d’Aquitaine pour ne citer qu’elles… ces races sont utilisées en race pure ou en croisement, complétées par des races plus rustiques aux qualités maternelles reconnues comme la Salers, l’Aubrac et la Gasconne.


D’abord la sélection…
Depuis une quarantaine d’années, ces races bovines bénéficient de programmes de sélection performants combinant choix sur ascendance et accouplements raisonnés, contrôles de performance en ferme, en station, puis de descendance. Les objectifs de sélection de chaque race intègrent des caractères précis : le potentiel boucher (développement musculaire, croissance, développement squelettique, rendement carcasse, efficacité alimentaire) et les qualités maternelles (fertilité, longévité, efficacité reproductive, aptitude au vêlage et à l’allaitement). Mais les récentes avancées de la génomique offrent aujourd’hui de nouvelles perspectives aux élevages bovins allaitants. D’ailleurs, la France a été l’un des premiers
pays dont la méthode d’évaluation génomique des races bovines laitières a été officiellement validée au niveau international. «La sélection génomique en lait a commencé en 1998 avec la sélection assistée par marqueur. A partirde là et progressivement, on a réussi à obtenir des technologies de plus en plus performantes et précises, qui permettent l’évolution de la recherche génétique. C’est comme lire un texte avec des lettres manquantes : plus on vous donne de lettres plus vous déchiffrez et comprenez le texte !» explique Denis Faradji, responsable marketing et communication à Elva Novia.


…puis la génétique
Divers programmes d’amélioration génétique ont été conduits depuis, au bénéfice des races à viande. Parmi eux : Qualvigène un des premiers projets collectifs initié il y a 10 ans par la
recherche publique et privée. L’Inra et les entreprises de sélection charolais, limousin et blonde d’aquitaine, ont unis leurs efforts afin d’étudier les composantes génétiques sur la qualité de la
viande avec un volet aptitude bouchère en vif et un autre en abattoir. «A l’époque, on a identifié des variabilités sur la tendreté, le rendement carcasse… mais ce n’était pas suffisant» indique Denis Faradji. Ce projet a marqué en fait le point de départ de l’évolution génétique en viande bovine. Il fut suivi par le programme Gembal (2013-2014) dont l’objectif était de développer une évaluation génomique multi-raciale afin d’étendre la sélection génomique à toutes les races allaitantes et laitières, y compris celles
à faibles effectifs. L’accent est mis sur les caractères fonctionnels et maternels : facilité de vêlage, fertilité et longévité des vaches tant laitières qu’allaitantes. Piloté par l’Inra avec les partenaires de l’élevage, ce projet fait aujourd’hui figure de socle commun de tous les programmes de sélection génomique en fournissant dès 2015, les premiers index génomiques officiels Plus «local», le projet de Développement de la génomique des races du Massif central (Degeram) porté par les entreprises de sélection et les Régions a consisté à identifier, au sein du génome des bovins de races limousine et
charolaise, des régions de l’ADN qui contrôlent les caractères de qualités maternelles (réussite à l’insémination, facilité de vêlage et d’ouverture pelvienne). Une problématique qui intéresse toutes les races. Enfin, l’amélioration génétique franchit un nouveau pas avec le projet GDSCAN lancé au Sommet de l’élevage, en octobre dernier. Initié par Gènes Diffusion, ce projet propose le premier kit de génotypage pour bovins charolais pour une évaluation génomique des animaux.


C.ROLLE

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