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DNC : Des témoignages poignants encore très empreints d'émotion

Réuni en assemblée générale le 20 mars dernier, le GDS Haute-Loire proposait une table ronde sur la gestion des crises sanitaires avec l'intervention d'une délégation des Savoie venue témoigner de sa douloureuse expérience avec la DNC.

Une table ronde très intéressante et poignante sur la gestion des crises sanitaires et le témoignage des éleveurs et d'une vétérinaire des Savoie sur la DNC.
Une table ronde très intéressante et poignante sur la gestion des crises sanitaires et le témoignage des éleveurs et d'une vétérinaire des Savoie sur la DNC.
© HLP

L’histoire des crises sanitaires en Haute-Loire : entre acceptation et défis

L’exposé du jeune historien, Clément Couriol, sur l’histoire des crises sanitaires en Haute-Loire montre combien l’acceptation des mesures de gestion de crise (abattage, vaccination, contrôle et isolement des animaux) peut nécessiter du temps et ne signifie pas forcément l’acceptation de tous.

La DNC en Savoie : un bilan chiffré et des leçons à tirer

Laura Cauquil, vétérinaire au GDS des Savoies, a rappelé quelques notions essentielles sur la DNC et fait le point sur son impact chiffré :
« Les Savoie ont comptabilisé 76 foyers (32 en Savoie et 44 en Haute-Savoie). 1 680 animaux ont été abattus (3 500 en France) et 150 000 bovins ont été vaccinés en 1 mois. Le dernier foyer date du 2 mars 2026 et s’est déclaré en Espagne dans un élevage partiellement vacciné. Il faut donc bien vacciner ! ».

Lire aussi : DNC : la vaccination reconduite pour 2026

Des témoignages poignants : entre émotion et résilience collective

Les témoignages de Hervé Garioud, président de la fédération régionale des GDS Auvergne-Rhône-Alpes, et d’André Pernet, éleveur dont le cheptel a été impacté, ont été véritablement poignants et encore très empreints d’émotion.

« Lorsqu’un cas de DNC a été déclaré en Savoie, cela a été un véritable séisme. La suspicion entre les personnes s’est alors installée... Chez nous, le collectif a bien fonctionné, la raison l’a emporté avec moins de violence (comparé au sud-ouest), même si beaucoup n’ont pas intégré la mécanique de la maladie suffisamment tôt », indique Hervé Garioud, avant d’ajouter :
« Nous n’en avons pas fini avec la maladie car les lots contaminés sont partagés ; c’est ainsi que la maladie est partie de chez nous ! »

André Pernet, éleveur dont le troupeau a fini par être impacté suite à un cas dans le voisinage, a témoigné de l’angoisse qu’il ressentait à chaque fois qu’il ouvrait la porte de son bâtiment les matins, ne sachant pas ce qu’il allait trouver... Et le 27 juillet, l’une de ses vaches a déclaré la maladie, 10 jours après sa vaccination, ouvrant ainsi la douloureuse épreuve des abattages de lots.


« À partir de là, soit on baisse la tête et on regarde son nombril, soit on lève la tête et on regarde ses voisins en face ! »


Et c’est grâce à l’aide du collectif (éleveurs, MSA, techniciens d’OPA, pompiers, amis...) que cet éleveur a procédé au repeuplement de son élevage.

Vigilance et solidarité

Le président de la FR GDS a insisté sur plusieurs points :
« La maladie va chercher les animaux non vaccinés »
« L’instabilité sanitaire de la France peut avoir des conséquences importantes sur les marchés »

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