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RÉGION
DJA et plans filières, la Région investit dans l'avenir

Fabrice Pannekoucke, président de la Région AuRA a rassuré les agriculteurs et les représentants des filières quant au maintien du soutien pour l'agriculture durant son mandat.

Fabrice Pannekoucke (au centre), président de la Région AuRa a échangé avec Jérôme Aubert (à sa droite) éleveur à Chanat-la-Mouteyre sur l'importance des aides de la Région.
© Mélodie Comte

À la veille de l'ouverture du Sommet de l'Élevage, Fabrice Pannekoucke est venu réaffirmer le soutien de la Région aux filières agricoles et notamment laitières, dans une exploitation puydomoise. Plus de 130 millions d'euros ont été alloués à l'agriculture cette année. « C'est le premier budget agricole de France » souligne le successeur de Laurent Wauquiez qui rassure les agriculteurs et représentants de la filière présents, sur cette politique de soutien qui se poursuivra durant son mandat.

Quant à savoir si ce budget sera maintenu ou augmenté en 2025, « il faudra attendre les arbitrages ». Néanmoins, le président de la Région affirme faire du renouvellement générationnel une priorité. « La dotation jeune agriculteur d'AuRA est l'une des plus importante de France. Chaque année ce sont 15 millions d'euros qui y sont dédiés.» Selon les chiffres du conseil Régional, plus de 2 000 DJA seraient déposés au terme de l'année 2024, depuis l'ouverture des guichets en janvier 2023.

Lire aussi : Quelles sont les nouvelles règles de la DJA en Auvergne-Rhône-Alpes ?
 

Un soutien en faveur des exploitations


Au Gaec de la Vergnes à Chanat-la-Mouteyre, Sarah Beaudonnat, la jeune associée de Jérôme Aubert, a bénéficié de cette DJA régionale lors de son installation en 2018. Si elle reconnaît que cette aide a été « importante », pour son associé elle va de pair avec les plans filières de la Région. À peine âgé de 49 ans, Jérôme Aubert pense déjà à son départ à la retraite. Non pas qu'il rêve à des jours meilleurs mais parce qu'il souhaite laisser à ses successeurs un outil clé en main. « Quand ils arriveront sur la ferme, je veux qu'ils puissent travailler dans de bonnes conditions et que leur travail soit viable et vivable. »

L'exploitation compte 125 vaches laitières produisant 1,5 million de litres de lait par an. La traite est entièrement robotisée. En 2019, Jérôme Aubert a réalisé un premier bilan carbone grâce auquel il a pu identifier les ateliers faisant défaut tel que l'élevage de la nouvelle garde. Grâce au plan filière de la Région, il va construire cet hiver une nurserie accolée à sa stabulation. Montant total de l'investissement : 166 000€, financé à 40% par des fonds Feader. « Cet aménagement va nous permettre de mieux suivre nos jeunes animaux et d'avancer l'âge au vêlage à 24 mois contre 29 mois actuellement ».

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