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Diversifier la faune pollinisatrice augmente les rendements

Plusieurs études aux États-Unis, en France... révèlent l'importance des insectes pollinisateurs sur le rendement des cultures.

© Pierre-Louis Berger

« Il n'existe pas d'insectes pollinisateurs idéaux pour toutes les cultures mais de récents travaux ont démontré que la diversité des insectes pollinisateurs augmente les rendements. Les insectes pollinisateurs comprennent les coléoptères, lépidoptères (papillons de jour et aussi de nuit), diptères (mouches) comme les syrphes (alliacées et ombellifères). Ce sont surtout les abeilles qui ont une relation mutualiste indissociable avec les fleurs », explique Bernard Vaissière, chargé de recherche à l'unité de recherche Abeille et Environnement à l'Inra d'Avignon. Le chercheur a dressé le constat suivant : le rendement des cultures devenait dépendant de la diversité et de l'abondance des pollinisateurs à hauteur de 30 % en moyenne et de 24 % en situation médiane. Il ne néglige pas pour autant l'impact des vecteurs physiques et biologiques : « Chez la très grande majorité des plantes à fleurs, la pollinisation résulte de l'action de vecteurs physiques (vent, eau) ou biologiques (animaux) car ceux-ci peuvent transporter le pollen entre des individus génétiquement différents et donc permettre les brassages des gènes. Le vent constitue le vecteur de pollen exclusif ou dominant d'environ 10 % des espèces de plantes à fleurs, qualifiées d'anémophiles, dont un certain nombre de céréales, comme le maïs, le riz, l'orge et le seigle et aussi de cultures fruitières comme le palmier dattier, le noisetier, le noyer, l'olivier et le pistachier... ». Mais la grande majorité des plantes à fleurs dépend des animaux, au premier rang desquels les insectes, pour assurer leur pollinisation.

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1408, du 4 mai 2017, en page 12.

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