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FILIERE  BOVINE
Discussion franche et parfois tendue avec les éleveurs

En déplacement en Creuse avec son ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé le déblocage de 60 millions d'euros d'aides d'urgence aux éleveurs les plus en difficulté, qui ont gagné moins de 11 000 euros en 2020, tout en incitant la filière à continuer à se restructurer.

Les ministres ont été accueillis sur l’exploitation du Gaec des Mazeires, composé de Pascal Boiron et Bruno Petiot.
Les ministres ont été accueillis sur l’exploitation du Gaec des Mazeires, composé de Pascal Boiron et Bruno Petiot.
© HC

60 M€ pour la filière

Constatant les difficultés rencontrées par le monde de l’élevage, le Premier ministre a finalement indiqué, qu’outre la réorientation budgétaire des différentes lignes du volet agricole du Plan de Relance, il allait faire un geste de 60 millions d’euros en direction de la filière : “Pour tous les éleveurs qui ont gagné moins de 11000 euros en 2020, et qui on subit des pertes importantes, ce qui représente environ 18 000 exploitations [...], nous allons mettre en place un dispositif exceptionnel de soutien financier qui permettra de couvrir jusqu’à 80% des pertes d’exploitation, d'excédent brut d’exploitation (pas de chiffre d’affaires, je connais la distinction). On ne peut pas vous abandonner dans la situation d’urgence dans laquelle vous êtes. [...] Ça signifie une enveloppe de 60 millions d’euros qui va s’ajouter à l’enveloppe prévue dans le plan de relance [...]. Mais c’est un tout, [...] il faut que cela s’accompagne des actions structurelles extrêmement difficiles dans lesquelles vous êtes engagés.“


David Chaize, trésorier de la FNSEA 63, responsable de la section bovine FNSEA 63  : Ce n’est pas ce que nous attendons !

Nos demandes sont simples : le respect des coûts de production dans les prix des produits ! Cette enveloppe annoncée, c’est acheter la paix dans les campagnes ! Nous avons besoin de garanties sur les prix et sur la PAC ! Nous ne cesserons pas les mobilisations tant que ces garanties ne seront pas apportées ! Reconnaissons malgré tout que c’est un premier signe de prise de conscience par les pouvoirs publics mais la réponse est bien en deçà des attentes ! C’est sous-estimer la situation dans les fermes. Alors il faut que l’Etat lise bien nos messages, que nos Préfets et sous-préfets remontent bien les demandes et propositions faites dans les départements et gageons que de nouvelles propositions soient faites ! A bon entendeur !

 


 

 

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