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Porcs
Développer la production pour arriver à satisfaire les débouchés

Le GEPVA tenait son assemblée générale le 18 avril à St Bonnet le froid. L’activité du groupement continue de baisser et la production commence à manquer.

Au cours de l’exercice 2013, le GEPVA a commercialisé 30 943 animaux.
Au cours de l’exercice 2013, le GEPVA a commercialisé 30 943 animaux.
© HLP

L’activité du Groupement des Eleveurs de Porcs Velay-Auvergne (GEPVA) diminue de façon récurrente depuis plusieurs années. 2013 n’échappe pas à cette tendance.
Au cours de l’exercice 2013, le GEPVA a commercialisé 30 943 animaux contre 32 855 en 2012 et 33 544 en 2011. «Les cessations d’activités d’élevages pour des raisons économiques, l’impact de la mise aux normes «Bien-être» des logements pour truies gestantes et les départs en retraite contribuent à expliquer cette évolution à la baisse» a indiqué le président du groupement, Dominique Chalendard.
Pour ce dernier, le principal risque est de ne plus arriver à fournir les débouchés du groupement en porcelets comme en porcs charcutiers, destinés aux salaisonniers.

Manque de production
«Satisfaire les marchés devient un problème. Nous n’avons pas suffisamment de production pour fournir les salaisonniers. Nous avons encouragé cet approvisionnement local et nous n’avons pas la capacité à y répondre. L’avenir est très prometteur pour le porc en Haute-Loire. Il faut arriver à développer la production» souligne Dominique Chalendard.
Dans son rapport d’orientation, le président du GEPVA a évoqué les dossiers environnementaux. Si l’année dernière, la mise aux normes liée à l’actualisation des plans d’épandage posait quelques problèmes (liés au phosphore), à ce jour la question est réglée. «Nous (Ndlr : la profession agricole et l’administration) sommes arrivés à  un consensus sur ce sujet-là» a indiqué le président du GEPVA qui a profité de la présence de Bernard Meyronneinc, chef du service économie agricole à la DDT43, pour le rermercier d’avoir été à l’écoute des éleveurs et d’avoir obtenu un consensus accepté par l’ensemble des éleveurs.
L’actuel chantier sur le plan environnemental concerne la création du régime de l’enregistrement (autorisation simplifiée) au titre des installations classées ; sur ce point, Dominique Chalendard a fait part de ses craintes sur la question des épandages dans les zones reconnues d’intérêt environnemental comme le bassin versant du Lignon ou le PNR des sources et gorges du Haut-Allier...
A ces craintes, Bernard Meyronneinc a répondu que le Préfet avait promis lors de la journée porcine du 11 avril, «de ne pas être tatillon sur les dossiers d’installation en matière de protection de l’environnement». Le représentant de l’administration a par ailleurs invité les producteurs du GEPVA à faire part de leurs revendications en prenant part aux réunions organisées dans ces secteurs.
Le GEPVA a connu quelques changements au niveau de son personnel. Suite au départ en retraite de son technico-commercial Michel Monchalin le 31 août 2013, le groupement a recruté Ludovic Julien pour le remplacer dans ses fonctions. Le GEPVA conserve également son partenariat avec Codélia sur le plan administratif.
Pour s’assurer de la qualité et de l’homogénéité de la production, le groupement a mis en place un cahier des charges pour la production de porcelets en juillet 2013. «Tous les éleveurs du GEPVA respectent les exigences du cahier des charges. Le complément de prix obtenu par les éleveurs est lié au respect de ce cahier». 

Renouvellement des troupeaux
En 2014, le groupement entend encourager la productivité des élevages et favoriser le renouvellement des troupeaux  de ses adhérents. Pour ce faire, il propose une aide à l’achat de cochettes de 30 euros par cochette.
Une aide qui sera liée à 3 conditions : la mise en place d’une gestion technique du troupeau de truies ; la commercialisation des truies de réforme par le biais du groupement ; cette aide sera indexée sur les résultats techniques de l’élevage.
L‘assemblée générale s’est poursuivie avec l’intervention de Bernard Lepinay, animateur de l’URPAL, qui a présenté un bilan de la journée porcine organisée le 11 avril dernier au Bouchet St Nicolas.


Véronique Gruber

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