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Coopérative agricole des producteurs de porcs
Développer la production

Si les prix ont diminué l´année dernière, la Capp a réussi à augmenter la différence entre les cours qu´elle pratique et ceux du cadran breton. De bon augure pour une filière qui, au sein du groupe Centre-Lait, maîtrise l´amont et l´aval de la production. Et qui vise le développement
pour répondre à des débouchés en progression.

Au cadran breton, les cours ont perdu 21 % en 2002. "Voilà plus d´un an que nous subissons des cours inférieurs à notre prix de revient", a relevé la présidente Germaine Sérieys, devant l´assemblée générale de la Capp, réunie mercredi dernier à Aurillac. "Alors que les marges à la distribution ont fortement progressé : entre la sortie d´abattoir et l´étal, le prix est multiplié par 2, alors que ce coefficient était plutôt proche de 1,7 il y a cinq ans", reprenait Christian Jouvente, directeur.Pour autant, la politique de qualité menée par la coopérative, qui évolue au sein d´une filière structurée, maîtrisent à la fois la production, la transformation et la commercialisation de ses produits, porte ses fruits. En effet, elle réussit à creuser l´écart avec le cadran breton.L´écart se creuse par rapport au CadranAinsi, au niveau des prix payés aux producteurs, la différence avec le cadran atteint 2,62 F/kg pour le porc Capelin, 1,28 F pour le porc Clartis, 1,23 F pour le porc Clartis Excellence et 0,96 F pour le porc standard.De plus, pour la première fois, les producteurs vont bénéficier d´un complément de prix sur les résultats de l´exercice 2001/2002 (à hauteur de 0,40 euro/porc produit).C´est l´effet filière, a expliqué Mme Sérieys, en remarquant que la proportion de la production du groupement valorisée par Cantal-Salaisons (filiale de Centre-Lait) progresse "en bénéficiant d´une valorisation complémentaire de la carcasse", grâce aux marques ou signes de qualité et aux tranformations.Mais il reste de gros efforts à faire pour améliorer la technicité des élevages, observait Christian Jouvente, directeur de la coopérative : en moyenne annuelle, hors porc Capelin, il y aurait un écart de près d´un franc par kilo entre les meilleurs et les moins bons élevages.Une nouvelle impulsionPour cette année, la Capp annonce une progression de la prime Clartis Excellence et Clartis Porcelet (en milieu d´année). Elle projette par ailleurs de restructurer sa branche naissage en faisant grossir les lots ou en les incitant les éleveurs à évoluer vers le naissage-engraissement.Elle prévoit également de créer en 2003 et 2004 cinq nouveaux élevages Clartis sur le modèle "post-sevrage engraissement" afin de pourvoir aux besoins de l´aval (trois sont en cours). Tandis que les volumes et nombre d´élevages de porcs Capelin continuent de progresser (trois bâtiments en construction actuellement)."Notre défi est bien de développer la production", déclarait la présidente, en indiquant que la Capp participe aux actions de relance conduites par la Chambre d´agriculture. Développer en s´appuyant sur des cahiers des charges et signes de qualité. "Nous avons des progrès à faire pour passer plus d´élevages en statut Clartis Excellence", insistait Mme Sérieys (ce cahier des charges intègre la tenue et les abords des élevages).Agréé montagneLa coopérative pourra aussi s´appuyer sur le signe montagne : un décret du préfet de région en date du 16 juillet 2002 a en effet autorisé Cantal Salaisons à utiliser le ce nouveau signe de qualité pour tous ses produits. "Le fait que nous n´utilisions plus que des porcs de la Capp, élevés en zone de montagne, a été déterminant pour décrocher cette autorisation", a expliqué Félix Puéchal, directeur de Cantal Salaisons.Il compte aussi sur l´obtention d´une IGP Auvergne. En effet, sur 3 000 tonnes de jambons d´Auvergne commercialisés chaque année, seulement 1 000 seraient issus de porcs de la zone (dont 250 tonnes produites par Cantal Salaisons) !Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 12 mars 2003.

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